362 IJISTO!llE SOCIALISTG l'abonnement en numéraire•; de 1250 livres en assignats ou de 30 en numéraire, il partir rlu 1:; 1dvôse (5janvier 1796) - il y avail là une augmentation particulière de 105 livres environ en,assignals due à l'élévation, par la loi du 6 nivôse an IV (27 décembre 1795), du port des journaux, ce qui motivait au~si le prix <le 30 fr. en numéraire; celte augmentation devait être atténuée par la loi du 6 me,sidor an IV (21 juin 1706); de la note du Jlfoniteur du i5 nivôse, il résulte <1uïl prenait dès celte époque les iOO livres en assignats pour 1 franc valeur métallique -; de 1800 livres en assignats, à partir du 1" v1airial (20 mai 1796), ce qui équivalait à environ cent fois le prix du début; er1fin, à partir du l" mes;idor (Hl juin t796), le prix ne pouvait plus 8lre pay6 qu'en numéraire cl élail de 20 livres; quanl à ceux qui, d'après le dernier prix en assignats, avaient ,ersé 1800 livres, ils étaient prévenus que celle somme comptera il, non plus pour trois moi,, mais seulement pour un mois el demi, ce qui, contre la marchandise citée, mellail eue.ire les 100 livres en assig11ats à près de 0 fr. 60; el)cs valaient presque dix fois moins contre du numéraire. Le parti de la réaction comprenait, ainsi qu'on a pu le voir par le début de ce chapitre, à. côl6 cle ces républicains modérés ne songeant à • chercher leurs adversaires, suivant l'expression de M. \Yalucck-llousseau, qui fera bien lui-môme de ne pas trop l'oublier, que dans les rangs de ceux qui combattent pour la République • (séance de la Chambre du 16 novembre 1899, p. 1852 rie 1'0/(iciel), des royalistes déguisés en conslilulionnels, ne se disant républicains que pour mieux trahir la Républi~ue, el des r oyalisles déclarés agissant pre;que tous sous l'influence directe du prélendanl ou de son frère, qui ne rêvait que plaies el bos,es dès qu'il était à l'abri. Cette influence s'exerçait au moyeu d'agents dont les principaux étaient ceux qui constituaient l'agence de Paris déjà mentionnée (cbap. nu); si Lemaitre s'était lai,;é prendre, il reslail Brothier, La Ville-Heurnois, Du verne de Praile el des Pomelles. L'argent continuait à.être patriotiquement accepté des mains du ministre plénipotentiaire anglais en Suis,e, Wickbam; une lettre de celui-ci à son ministre Grenville, le 26 janvier i 700, nous apprend, ~ar exemple, qu'il venail d'envoyer à l'abbé Brolhier (Lebon, L' A11gte1e1-reel l'émig1·alion, p. i71) • i 800 livres sterling•• soit 45000 fr., tanl pour acquiller les frais d'espionnage que pour encourager les insurrections. U~e évolution s'était cependant elîecluée dans l'esprit d'un grand n,ombre de royafütes connus jusque-là pour leur intransigeance. Louis de Frotté, qui s'i11litulait « genéral en chef <le Normandie•• avait écrit, par exemple, le i., aoùl 1700, à son « major général •, le vicomte de Chambray (Les Pacifications de l'Ouest, de ChaS!;in,.L li, Jl· 594.),que, pour le moment, il s'agis,ait avant tout• d'influer sur les élection&"; • pour cela, disait-il, il faut que les meilleurs royalistes se dévouent el fassent le sacrifice apparent de leur opinion, pour se mellre plus à même de ·la servir avec fruit •· On voit qu'il fa
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==