Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

11IS1'01RE SOCIALISTE fusqu·,, la paix générale, prononcée contre les émigrés cl leurs p.1renls par 1,,s sh premiers articles de la loi du 3 brumaire an IV On du cha:,. ,), à tous les amnistiés du 1 brumaire, c'est-à-dire gu·étaienl frappés, en sus cks vendé· n,iairi<Lcs, ponr lesquels il n·y avait de la sorte rien de changé, tous les patriote;; que J'amnistie avail libérés; rétaient également les chefs vencll'cns ou chouans el les anciens Conve·,lionnels 111on'agnards • décrétés ct·accu,ation ou d'arreslalion •• que le rlé~rèl du ;; fructidor an 11T(22 août 1705) nvail seulement déclarés inéligibles au Corps législalir; l'art. 6 abrogeait, à rexreption de, six premiers, tom les articles d,• la loi du 3 brumaire an IV concernant, notamment, l'exécution des lois de J7!l2 et de -1703 contre les prôlres réfractaires. L0 s royalistes n'obtenaient pas l•Jul ce qu'ils désiraient; en revanche, on frappait les victimes de Germinal et de Prairial, cc gui était une étrange façon de contrebalancer la faiblesse dont bénéficiaient, a:,rès Vaubla11c, les antirépublicains de Vendémiaire. En approchant de l'époque du renou1ellcmenl partiel du Corps l~gisla tif, fixé par la Consliluti,rn au mois de germinal an V (m ,rs-a, ril '1707), le Directoire res,cntil cependant ùcs inquiétudes que les républicains sincères el pcr,picaces éprouvaient depuis longtemps. Ainsi Hoche, écrivant le 28 frurtiùor an IV (11 septembre 1700) aux directcu1·, ponr leur signaler une mnnœu.vrc, dont il srra parlé d ns le chapilre suiHrnl, dt: royaliste Louis de Frollé, ajoutait (les Pacifications dt l'Oue~t, de Chas,i11, 1. Il, p. 60ëi): « Trop de vos amis vous ont auaudo1111és; ouvrez les yeu,, n'attendez pas que le reste se livre au dtiscspoir cl se perde en voulanl sauver illégalement la Hépubli c1ue /:branlée jusqne dans ses fondements. Que vicndra-l-o□ parler de terroriste;'! 0[1 sont-ils? Où e,l leur ,irméc'? Celle des chouans est partout». P,,r ses complaisan~cs, par sa ~omplicilé, le Directoire avait fortifié le parti dont mainlenant il commençait à redouter la force. JI ne vil de remède -et son c,cmple dernil par la suite trouver dïnnombrables imitt1,,urs - que da11sune loi contre la presse; un mes,age du 9 brumaire an \' (30 octobre 1,!lO) dcrnancla au, Cinq-Cenis de voter des mest1r,•s répre-sives. On avait eu r i,on des principau, journau, avancés par l'arrestation de leurs rédacteurs plus ou moins impliqués d,111sdes poursuite, dont le procès de llaheuf a1,tit été le signal; c·étail, dès 101s, contre les excès des feuilles royalist, s gu'étai~ surtout réclam<'c une nouvelle loi. Aussi, dt'putés modérés et royalistts, ,1ui n'av,ticnl jamais prolc,lé au nom des principes lorsqu·on frappail les répu· !Jlicains a,anct\,, ~e po~èrent en parlisans foronchcs d~ la' liberté, lie l<-ur liberté, car nous aurons l'occasion de voir toul 11 l'heure corume11t les royalistes la compr,•naicnl pour leurs advcr,aires. Toul cela n'aboulil qu'à tics lcnlalives de snrélévalion du po:t des journaux gui échouèrent, et à la loi du 5 nivôse an V (23 décembre 1706) défendant d'annoncer pu!Jliguement les journaux el les acles des autorités autrement que par leur titre. Une autre proposition de loi fut bien votée en cette matière pa'r les Cin!J-Cents, le

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