338 lllSTOinE SOCIALISTE le roi de !Saples se décidait à lui envorer le corps auxiliaire qu'il s'èLait depuis longtrmps engago à fournir; mais ce corps ne pouvail rPjoinclre qu'en pa~sant par la Toscane, ce que le grand-duc refusa d'autoriser, cl l'empereur n'insi,la pas, ne voulant pas compromellre ce dernier. Avant la conclusion de l'armislice avec l'Autriche sur le l\hin, Pichegru, dont on élail mécontent, apprit qu'il était menacé de deslilulion - il écrivait dès le 23 lrimairc (14 décPmbre) ù Moreau (Ernest Daudet, Conjuration de Picheg,·11, p. 1!)2); « Je ne l'ai pa0 encore, mais je suis prévenu qu'elle ne peul me manquer. Peul-ôlre seulement y mellra-t-on des formes•· -Aussi donnait-il sa démission, qui était acceptée lo 2:, vcntô,e (15 mars). Le Directoire lui offrit, le 14 germinal (3 avril), l'ambassade de Suècle, qu'il refusa. JI était remplacé, ,:ans le cornmandemenl de l'armée de Rhin-el· Moselle, par Moreau qui avait lui-même pour successeur, à lu !()te ùe l'armée du Nord cantonnée en Hollande, l'ancien ministre de la guerre Beurnonville; l'armée de Sambre-el-Meuse conservait son général en chef Jourdan; te commandement de l'armée d'Jtalie avait été ùonné à Bon·aparle. Des tentatives de négocia lions pour la paix avaient été laites, à la fin de la Convention (,end6miaire an IV-octobre 170:,), el au début du Directoire (nivôse an IV-décembre 170:,), par l'ancien marquis de Polerat auprès du gouvernement imporial de Vienne. Oetui-ci ayant décliné les pro positions d'arrangement, d'abord parce qu'il ne voulait pas lrailer en dehors de l'Angleterre, ensuite parce qu'on ne lui ofTrait rien qu'il ne pût o!Jlenir sans l'appui de la France, le Directoire décida de rentrer en campagne, dès le printemps, avec plus d'activité que jilmais el ordonna, d'après un plan de Carnot, l'invasion de l'Allemagne el de la Haule-Italie et la marche sur Yienne par les ,•allées du Mein, du Danube et du Pô. La dél'ense nationale n'êlait plus en jeu; on prenait l'offensive, parce que la guèrrc devenait une alfuire non seulement polilique, mais encore financière; dans toutes les opérations militaires ou diplomatiques, l'argent va désormais jouer un rôle prépondéranl. Conquêtes el rapines, tel est maintenant le uul poursuivi, à ta fois pour en tirer un b~néfice direct el pour conserver l'appui usuraire des fournisseurs. L'armistice a,•ec l'Autriche ful dénoncé lei" prairial an IV (20 mai 1796), de façon à rerrendre les hostilités le i2 (3f niai); Jourdan el Moreau devaient franchir le Rhin, le premier à Düs,ehlorf, le second près de Strasbourg. Le généralissime des Irouµes impériales était, à partir d11 JS Juin, claie du départ de Wurmser pour l'Italie, l'archiduc Chutes qui avait pour lieutenants La Tour el Wartenslcben. Suivant les indications reçues, Kleber, qui commandait 1'8l1egauche de l'armée do Sambre-cl-Meuse, était, dès le 13 prairial (l" juin)," sur la rive droite du Rhin où il ballait l'ennemi, notamment à Allenkirehen (t6 prairiat- /1 juin). A sor. tour, Jourdan franchissait le fleuve à Neuwied. Mais, attaqué à Wclzlar par l'archiduc, il fut vaincu (27 prairial-15 juin), dul battre en retraite et revenir sur In rive gauche. Par celle opérallon manquée,Jourd~, en at-
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