HISTOIRE SOCIALISTE 337 procurer à Scherer les secours jugés indis;,ensaules par celui-ci, comprenant, d'autre pari, lïnconvénienl de laisser inacth·c une armée en proie à la misère el à !a maladie, ie pressa de rouvrir la campagne (lcllre du 2 pluviôs an IV-22 janvier 1700, Fabry, Idem, L. H, p. 418) à une date où Scherer, au courant cles inlrigues de Bonaparte pour le supplanter (id., p. 403), se montrait plutôt disposé à ré;igner son commandement. La dimi11ulio11 des elîcclifs, dont on a pu se rendre compte par les chilîres donnés (chap. 1x) pour thermidor an Il et pour urumaire an IV, llécessita une réorg,,nisation de l'armée qui, en vertu de l'arrêté du 18 nivô~e an JV (8 janvier 170G), l'ut opérée en pluviôse et ventôse (février et mars) : dans l'infante, ie, par exemple, Je nombre des demi-brigades fut diminué par la fusion de plusieurs d'e11Lre elles. Cette fusion laissait un excédent de sous-officier~ cl d'otncier,; aussi, à la suite de chaque demi-brigade et de cha,1ue r, gi111cnt de cavalerie l'ul constituée une compagnie au,iiiairc formée des mus-officiers en cxcülenl el commandée par trois Iles orticiers placùs en dehors des nouveaux cadres réglementaires. Ceux de ces ofUciers 11ui n'élaient pas admis dans ces comp. - guh s, pournienl rentrer dans leurs foyers, où ils restaienl, ct'aille11r;, à la disposilion du mi11isLre, en touchant le Liers ou la moilié de leur solùe, selon qu'ils avaient di~ ou quinze ans de services. Celle réserve d 'orJlcie,s devait plus tard favoriser J'accro;ssemenl des forces militaires par Bonaparte. Au mlime moment, avait lieu une tentative d'arrangemenl avec le roi de Sardaigne; elle n'aboutit J)as, et il fout reconnattre <1ue les exigences du Directoire étaient telles que le roi de Sardaif;ne n'avail aucun intérêt à traiter à ce prix. Le 10 ventôse an IV (0 mars t 700), le Directoire interdisait toule négociation avec lui. L'empereur François Il fut un moment très embarrassé, Malgré J'arrangemenl folerl'e.nu le 24 octobre, en Pologne. il se méfiail beaucoup de la Prusse, non sans rairnn : il avait vu, en efTet, le roi de Prusse, prince de l'Empir~, trailer seul avec la France (chap. 1x); il devait bie11tôt le voir profiler de la silualion difficile des pays d'Empire qui allaient continuer la guerre, pour tenter des anuexions en Frauconie, au moyen de chambres de réunion installées, sur le modèle de celles de Louis XIV, à Ansbach et à Baireutb, alors prussiens. Or, e,, même temps que, par méfiance de la Prusse, il im• mobilisait des forces sur la frontière prus;ienne, la crainte de la défection du roi de Sardaigne, avec lequel l'entente laissait à désirer, surtoul depuis la défaite de Loano, le poussail à renforcer son armée d'Italie; d'autre part, il était en discussion avec l'Angleterre au sujet du secours financier promis par celle-ci; aussi menaçait-il, si ce secours ne lui était pas donné, de retirer ses troupes du Rhin pour ne continuer la guerre qu'en Italie. Les difficultés ayant été aµlanies avec l'Angltterre, J'emp1:reur s'engagea à ne pas dii,oinuer son armée du Rhin, où, le 6 févri1r, son frère, l'archi• uc Charles, élai1 nommé à la place de Clerl'ayt. Pour renforcer celle d'llalie, il l'ul avisé que
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