Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

:J18 111s·ro1RE SOCIALISTE 11' 11 (10 germi11al-!l0 mar,) el, dans son n• 42 (~li germinal - 13 anil', après avoir dit : « nous recevons dans nos rangs tous les hommr~ lrompi'5 •• il ajoutait, faisant allusion am Fréron, ~u, Tallien, au, Legendre, au, Barras: "nous ne devons môme rn~ soufTrir que ces 0tres odieux prennent un fusil cl s'alignenl, comme simples soldats, au milieu de nous ». Que Barras ait eu des projels hostiles il ses collègues du Directoire et qu'il ait cherchi: à se servir des patriotes, Montagnards et Egaux, c'est possible; mais il échoua des deux côt<'s: Carnot était avcrli de ses intrigues avanl môme de connaitre, par la saisie des t>ièccs,la lellre de Germain à Babeuf, et les Egaux refusèrenl de tirer les marrons du feu pour lui; le dépit de ce dernier échrc, alors qu'il ne se savait ras encore dCcouvert par Carnot, C<t>liquerait son altitude. Quoi qu'il en soit, le gouvernement étail sur ses gardes; mais c'est par Grise! qu'il eul les détails précis. Le comitô secret allribua tout d'abord la descenle de police chez Drouel à la lrnhison et ses soupçons se portèrent même un instant sur un des plus dévoués de ses membres, sur Germain, à cause de •on ab~cnce le 10 flor(•al. Griset suggéra à Darthé qur, s'il y avait un traitre parmi les conjuré<, la police, au liru de n'allrr que chez Drouet, se serait rendue en même temps rue de la Grande-Truanderie où Babeuf était caché et Olt étaient les papiers; or, Griset le Mclara pendanl le procès, cela n'avait pas eu lieu simplemrnt parce qu'il ne savait "pas avec précision oü demeurait Babeur• Débat~, t. Il. p. 10i); étant allé, le l l floréal (:JOavril), rue de la Grand-,.Truanderie, « je crus, dit-il (Idem, p. 021, remarquer la parle de la maison ... Je me trompai, car je passai le l~ndemai n dans la m~mc rue; je crus que celle porte était le numéro 2î mais depuis j'ai su que c'était le numérv 2l »; il ne le sut que lo 21 (!() mai) dans la matinée (Idem, p. !l'i). Son raisonnement frappa les conjurés et dissipa Ioules leur, alarmes; éçartant toute idée de trahison, ils ne virent plus dans la démarche de la police qu'un elret de sa surveillance. lis décidèrenl de se réunir dans la journée du 21 floréal (LO mai) chez Dufour, menuisier, 3:ll, rue Papillon, afin de prendre les dernières mesures. Avant l'heure fixée pour celle réunion, Babeuf, en train de ré,liger le numéro H de son journal, Buonarroti et le secrétaire Pillé élaient arrêtés chez Tissol, tailleur, rue de la Grande-Truanderie, 21 - la maison a disparu lors du percement de la me de Turbigo - 1mr Dossonville, inspecteur général adjoint de la police, qui dit dans ~on rapport '.Archive,; nalionalcs, n, ', 278) : " Je crus qu'il était prudent de faire semer le brui! que c'était une bande de voleurs et d'assassins qu'on arrêlait •· Presque au m~me moment, Dartbé, Germain, Didier, Drouet, Ricord et Laignelot étaient arr6lés chez Durour. lis rurenl Lousconduits à la pri~on de !'Abbaye, qui s'élevaiL sur l'emplacemenl actuol du boulevard Saint-Germain, à la hauleur du numéro Hl,'l. L'armée cle lïntérieur, à la tete de laquelle HaLry llvalL succédé à Bonaparte, étai! ,ous les armes d le peuple oe prolesLa pu. Cependant, el on

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