lllSTOJlll! SOClALIS'l'li au contrairr de vouloir ce que prétencl le gouvernement, nous n'avions pas toujours annoncô que nous voulions remonter, fortifier les minces boutiques et les petits ménages, en y faisant rentrer au moins l'équivalent de cc que le brigandage légal en a fait sortir ... Comme si nous n'avions pas toujours clit que nous ne voulions que démolir les fortunes colossales el améliorer tontes les autres ... Comme s'il n'était pas constant que le Directoire a voulu nous payer, lui, pour ~tre son complice el pour exister tranquille et protégé par lui. Comme s'il n'était pas encore constant que nous avons préféré, pour arracher le pea1>le à sa barhare domination, de marcher ,chaque jour à travers la misère et les périls, el de braver les nuées de satellites el les échafauds ». Quant à l'argent, on ne peut pas dire que la seule somme qui vint d'une indhidualHé non française était un subsirle « otrange1· » dans le sens coupable que le Directoire attribuait à ce mot et, par dessus le marché, elle ne ful pas utilisée : • La plus forte somme, dit Buonarroti (t. l'•, p. tOO), que le directoire secret eut à sa disposition fut celle de :?:,0francs en numéraire, en1·oiée par le ministre d'une répuùliquc alliée; elle fut sni$ie par les agents de police ... le 2.t floréal ». li n'y avait alors qu'une seule république «alliée» de la n~publique française, c'élail la République batave; mais celle-ci avait deux ministres plénipotentiaires à Paris : Jacques Illauw et Gaspar Meyer; or, au sujet du pmnier, ancien magistrat de la ville de. Gonda et habitant rue du Monl-lllanc, au coin de la rue Chantereine (actuellement Chaussée-d'Antin, au coin de la rue do la Victoire), c'esl-it-dire près de chez Heys, sellier, où habita Babeuf' et où 5e réunit le comité, on lit clans les ltfhnoires de Barras, à la date de prairial an IV (juin 1790): • Le mi11i;tre Cochon vient faire un rapport contre des ambassadeurs soupçonné, de sympathie avec les opinions libérales, particulièrement contre ,\I. Illauw, ambassadeur de Hollanùe, quïl dit lié avec les Jacobins. Lr Directoire se livrant aux injustices du ministre Cochon, déciùe que l'on demandera le rappel de l'estimable Blauw » (L. Il, p. H8), et, ù la dalc du 11 messidor (:?9 juin): « L'ambassadeur Illauw désirait rester ù Paris pour sa rnnlé. L'estimable Hollandais n'est qu'un anar• chiste, suivant Le •rourneur " (l. li, p. t60). De fait, Illauw ne tardait pas à quiller Paris, el Meyer resta ~cul pour représenter la République batave. JI est donc permis de supposer que c'est Illauw qui donna les 2:,0 francs. Peu rassuré par l'esprit d'une partie de la légion de pùlice, le gouvernement voulu!, le O floréal (28 avril), faire sortir de Paris les deux bataillons les plus remuants. Ceu~-ci refu,èrent d'obéir et le comité secret songeait à profiler de la circonstance lorsque, le ,oir mOuie, un décret de licenciement, qui satisfit ces bataillons, calma leur effervescence. Le comité connaissait, depuis la fin de germinal (ver, le 15 avril), l'existence d'un autre comilé d'insurrection composé d'anciens Conventionnels, tels que Choudleu,Huguet, Javogues, llicord, Amar et Laignelot. Craignantque, grlce à leurplus
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