l!ISTOIRE SOCJALlSTE nièrc, petite ferme isolée près de Jallais (Maine-et-Loire). On se sépara dans la nuit, en convenant de se retrouver de nou,eau, la nuit suivante, dans la 'Prim• où Stoffict resta. Pendant son sommeil, un détachement de soldats r,·p11hlicains ayant envahi la ferme, il fut fait prisonnier, conduit à Angers, raduil, le soir môme, devant une commission militaire et fusillé le lende111ain(6 1en1ôs · an 1\. - 25 février 1700) avec quatre de ses compagnons. Il a pin à de nombrèux écrivains roiali,tes d'accuser, à ce propos, l'al;bé Brr11ier tic trahison; le dernier, ~I. BiLtJr I des Portes, juge que son « rôle dans l 1 capture de StoOlet resta malheureu8ement suspect» (Chareue ... , p. 58;:;J; je ne me perm~llrni pas de contester celle appréciation compétente de. la valeur morale ,run dignitaire de l'Eglise : Bernier fut, en effet, évêque après le Concordat. Charette ne deYait pas être plus heureux que son rÏl'al. llarcelé par les colonnes mohilr, que Jloche avait organisées, il remporta un petit avantage le ;; nivô,e (~6 décembre), mais fut hicnlôl complètement batlu. Bles~é et pris le 3 germinal an IY \23 mars 1796) dans le bois de la Chabollerie, canton actuel lie llochcscrl'ière (Yl•nùée), on le mena le lendemain à Angers, puis, le G (26 mars). à :'iantPs; jugé par une commission militaire, il fut lu- ~illé le 0 germinal an IV (20 mars 1700). La dis par ilion de ces deux bons · Français qui combattaient leur pays avec le concours de l'Angleterre - Ycrs telle é1>oque, « )1. rie Suz uinet rnenait en \'cndée portant des fonds consillérables destinés il Charette, il Scopeaux el même il SLofOet donl il ignorait la 111 ,rt : le gouvernement anglais PnYoyail aux généraux vendéens un or qui leur était maintenant inutile • (Dittard des Portes, ibid., p. 587) - allait mettre fin à la deu,ième guerre de Vendée. D',\ulicbamp qui a1ail voulu 1e1,rcnùre la suite des affaires de Stoffiel, Scépeau., qui prétendait le venger, Ilrcnt. au bout de quelques s~maines, leur soumission, celui-ci le 23 floréal (12 mai), celui-là le 5 prairial (24 mai); en messidor Ouin), Cadoudal et d'auIres Chouans du ,\lorbihan les imitèrent; à la même époque, le, Chouans de Normaudie déposèrent les armes. La demdème guerre ùe Vendée put ~tre considérée comme terminée. A la suite d'un • plan concerté,avec Charette • (Chassin, ibid., t. lh p. 439), se produisit un mouvement in<urrectionnel dans l'Indre et clans Je Cher. Le moul'ement de l'Indre, connu sous le nom de• Vendée de P<1lluau"· fut écrasé d'abord à Palluau (à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Brlznnçais), puis dans celle dernière localité, du 28 ventôse au 8 germinal an IV (18 au 28 mars 1796). Dans le Cher, les rebelle,, ayant à !Pur tète le comte de Phélyppeaux, entrèrent à Sancerre sans résistance, les autorités s'étant empressées de fuir, lè 13 germinal an IV (2 auil 1796). Averti des préparatirs faits contre lui sous la direction de Chérin, Phélyppeaux el sa bande quittaient Sancerre le 20 (9 auil); le lendemain, les insurgés élaient battus et dbper,és à Seus-Deaujeu, à 12 kilomètres à l'ouest de Sancerre. Arrêté 16
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