Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

ll!STOI RE SüCIA LISTE !labeur - co11ctlrnant la partie du dossier qui a été nécessairement vue, et il en est d'autres prouvant que toute la partie du do,sier que je vais rés!'mer a été ignorée Sïl y a eu, il y a cinquante ans, au greffe de la Cour d'Amiens, un dossier Babeuf, ce clos ier ne s'y trouve plus; ainsi qu'a bien voulu m'en informer, par lettre du 20 janvier l.904, le greffier en cber, qui n·a « pas même l'arrêt du tribunal criminel d'Amiens du 2:3 août 1793». ~lais contrairement à ce qui est supposé dans celle lettre, le dossier de Beauvais ne peut être celui qui, d'après~!. Granier de Cas,agnac, était, il y a cinquante ans, à Amiens, puisque, suivant une lettre qui est aux Archives nationales et dont je parlerai plus loin, ce dossier, apri's être allé de Laon à Compiègne, alla de Compii'gne à Beauvais, où il était le 5 germinal an IV(~:; mars iîOO); c'est après avoir lu celte lettre aux Archives que je me rendis, à la fin d'octobre 18W, au greffe du tribunal de Beauvais où je retrouvai aussilùt le dossier. Quatre mois avant, à la suite de la lecture de l'ouvrage de M. Combicr, et après m'être informé de cc qu'étaient devenus les documents de celle époque du tribu111l de Compiègne, j'étais allé aux ArchiYes départementales de l'Oise, où ces documents se trouvent en partie; mes. recherches avaient été infructueuses. Quand j'eus lu aux Archives nationales la letlre de Villemontey dont il sera encore question tout à l'heure el qui, semble-1-il, n'a alliré l'attention de personne, c·esl à !'obligeance de l'archiviste de l'Oise, M. Roussel, que je dus, en iSW, l'autorisation du présiùcnt et du _procureur de la République de compulser dans le grenier, où elles se couvrent rie poussière, les archives du grelfe de Beauvais; et c'est à l'amabilité de )1. Valle, garde des sceaux, que je dois d·avoir, en 1903, pu faire photographier le!>deux pièces du dossier reproduites au début de cc volume. J'ai diqfin du chap. 1"), qu~ le trib;,inal criminel de l'Aisne avilit résolu de communiquer à la commission des administrations civiles, police et tribuoau,, qu'il son avis Babeur 11epouvait pas être poursuivi seul et que devaient l)tre poursuivis avec lui ceux qui avaient participé à l'acte incriminé. Le 1û brumaire au Ill (6 novembre 1701), cette commission écrivit à l'accusateur public de Laon qu'il lui paraissait, à elle aussi, • que c'était par l'effet d'une omi.sion ou d'un défaut de rédaction que Babeur seul avait été rernoy6 devant» lui, et qu'elle transmettait le dossier au commissaire près le tribunal de ca,sation, ce qu'elle fit par lettre très détaillée contenant l'historique de l'affaire cl portant: « La cpmmission considère que l'acte d'accusation à présenter coutre Babeuf par"!l véritablement devoir envelopper Oevillas, Jaudbuin, Debraine et Leclerc "· Le tribunal de cassation ne rut pas du môme avis; le 27 frimaire an III (17 décembre 1794), il décidait qu'il n'y avait vas lieu à traduire de nou,·eau les acquitté~ devant la justice, et les pièces étaient renvoyées par la commission des administrations civiles, police et tribunau, à l'accusateur public de Laon (21 ni\'ôse an 111-10 janvier i70ô). Lei" tlu-

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