270 IIISTOl llE SOCIALISTG :l() frimaire an IV-li décembre no::; (l. Vil/ disail que ce qui l'avail fail disparaitre. « ce n'est ni le partage, ni le défrichement des corn munam, c'est uniquement le mauvais usage qu'on a fail des I orlions dérrichées. On s'esl empressé de les cullirer en blé"· Grêle et mal co11formé dans le :--ord, le bétail élait, dans le Midi, d"une taille et d'une forme supérieures; le I lus beau élail celui de !"Agenois el du Bordelais (de Pradt, l. I", p.152). En revanche, les chevaux èlaienl meilleurs dans le Nord que dan, le Midi. )lalgré les perles importantes subies par ,;uile, au rlébul de la Hévolulion, des v, 0 ntes aux Anglais el de !"émigration des nobles, bêtes el cavalier,, et, plu, lard, des réquisitions militaires impo,ées par la guerre, la Normandie rc,lail la partie de la France la plus recornmandable pour l'élè1e du cheval de luxe f'l de guerre 'Dit1io111111uirneivers,/ de commerce, de Buisson, l. l", p. \~2), \'enaicnl ensui le. pour le ch,,1·al de lrail, la Bretagne, le Bourbonnais cl la Franche-Comté ({dnn, p. 4~3-\~!l,. )lais, dan~ notre période, beaucoup de chHaux ctils normands sortaient d'.\llemagne el les bourbonnais de l,elgique de Pradl, l. l", p.13',ct 1;;::1;.Le, meilleurs chevaux de ,elle provenaient du Limou,in (Diclio,maù·e cité plus haul, id., p. 'i~\); pre,quc tous étaienl le produil d'un croiseml'nt avec les chevaux anglab. Le Poitou, élernnl surtout le mulet, avait él~ très allei11l par la guerre qui lui avait fait perdre ses débouchés d'Espagne et des colonies. Le Sud-Ouest possédait une race il laquelle sa vigueur, sa souplesse el sa vi,·acité avaient valu une réputation mèrilée: e~cellente pour la carnlerie légère, mais négligée par le gourernemenl. elle ,·tail tombée dans un étal de dégénéralion presque totale. Dans les vallées des Pyrénées, on s"élail mis à spéculer sur la production des mulets, inrérieurs à ceux du Poitou, pour les vendre aux [spagnols (Ibid., p. 4:?:3-42',). Le mouton, grand au Nord (de Pradl, t. I", p. 1::;:?).était de petite e,pèce au Midi el à l'Est; le moulon du Berri qui, pour la laine, était le premier de France, en était peul-êlre le dernier pour la taille (Ibid., p. 133), RougierLabergeric, membre du Conseil d'agricullure, complait, en 1700, 1iour le lerriloire de la Prance acluelle, 24 millions de Mles à laine (Dlicade pldloso- /Jltique du 10 messidor an V-28 juin 1797, l. XI\'). ur les habitations rurales, nous avons le témoignage de Penières qui, dans 'le discours à la Convention cité plus haut, disait : « E11parcourant les campagnes de quelques régions de la République, on y voit les habitations des citoyens si mal hAttes, si mal distribuées, si peu aérées el si malpropres que le passant croit apercevoir la plus profonde misère, là où n'existent réellement que le mauvais goilt et la pénurie d'ouvriers exercés et instruits de leur métier. Les moulins, les pressoirs, les étables, !es granges et autres usines se ressentent nécessairement de l'ignorance des constructeurs qui souvent savent à peine se servir du niveau el de l'à plomb. Dans quelques pays on trouve quelquefois sous le même chaume, et sans aucune séparation,
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