IIIS'l'OlllE SOCIALISTE lr !liner. Dans son arrêté du 21 messidor an li (0 juillet 1704) fixant le maximum pour les salaires. le Conseil général de la Commune de Paris se !•ornait à dire pour la durée du lra\'ail : • Art. 6. - Les ouvriers, ouvrières, chilrreliers el autres ~eront tenus de se conformer, pour les heures de travail, au, usages constamment suivis dans chaque étal en !700 •· Quels étaient les usages à celle date? Sans tloute les vieux usages. Dans le Dictionwlire des arts et métiers mécaniques de r Encyclopédie mé1!wd1q11e, on voit, pour les peintres en bâtiment, que les compagnons • commenceront leur journée à 6 heurPs du malin pour la finir à 7 heures du soir, en sorte qu'elle soit de onze heures de travail• (l. VI. p. !37), ce qui comportait cieux heures pour IPs repas, el ce règlement se relronv11 pour d'autres corporations, les imprimeurs par exemple. Dans les Métiers et co1·- poratio11sde la Ville de Pâris, d~ René de Lespinasse, on lit que les compagnons sculpteurs, marbriers, doreurs el gens d'impression • doivent commencer leurs journées en tous temps à 6 heures précisPs du malin •• d6jeuner de 8 heures à 8 heures el demie, •liner de midi à une heure, el • ne doivent finir leurs journées qu'à 7 heures du soir sonnées, en sorte que la Journée stJil de ~nze heures el demie de travail • (t. Il, p. 2?0). On trouve encore ces mêmes heures pour certaines corporations, on trouve assez fréquemment pour d'autres de 5 heures du malin à 7 du soir, a\'eC probablement une heure el demie d'arrél pour les repas comme ci-dessus - la chose n'est pas toujours précisée - ce qui faisait une Journée de rlou1.ehenrcs el demie· de travail elTeclif. A une pétition du 2 juin 1791 adressée à l'Assemblée constituante par les maitres muécbaux, les ouvriers répondirent ~n disant qu'ils travaillaient de 4 heures du matin à 7 heures du soir. le temps des repas déduit, el ne.gagoaienl que lrentesous: ils demandaient la réduction de leur Journée el l'augmentation de leur salaire (\lurlin Saint-Léon, Le Compagno1111age, p. 72Î, Enfin, pour d'autres, !ajournée élail de seize heures, évidemment y compris le Lemps des repas: ce ful le cas des ouvriers relieurs qui s'etlorcèrenl d'obtenir la journée de quatorze heures (Germain Martin, Les associations ouvrières au xvm· siècle, p. !43\. De ces exemples il résulte que la journée de tra,•ail variall suivant les professions el aussi suivant les localit6s et les époques. Pour ma période même, en dehors d'un mémoire daté du 29 thermidor an Il (i6 aoôl 1794), où les • administrateurs du département de Paris• rendaient compte de la situation générale des ateliers de filature établis, en vertu de la loi du 30 mai iïOO, pour occuper les femmes sans moyens d'existence el les enfants des deux sexes - or il ne dut pas y avoir plus de faveur, sous le rapport du Lemps de travail, dans ces ateliers publics çomparés aux ateliers privés, qu'il n'y en eul, sous le rapport du salaire, lorsq1,1e, à ces ateliers publics, on subslllua le travail à domicile (fin du cbap. vn) - el où oo lil : • Le travail des ateliers commence en hiver à sept heures et eo été
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