Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

lllSTOIRE SOCIAL!S1'1, 2;:;o tous les métiers « ont surpassé ce que l'on pouvait en atteudrc; mais \-i l'on a prouvé ce que l'on i,ouvait faire, on ne s·esl pas assez longternps sou:e11n. Le~ lravaux. languissent, les besoins au~mcntent, la con..o.mmalion {:.ü c,- ccssive », reproche que nous lui avons déjà vu formuler it propos du commerce. Le 9 fructidor an Yl '26 aoùl iiOS;_ François (de ~eufchàtean), mi11i,trc de l'l11lérieur, lançait une circulaire relative à une" exposition publiqnc des produits de l'indu;ll'ie française». Cc fut l'origine de nos e,po-itio11s nationales. Ouverte au Champ-de-~lars, du l" jour complémentaire an \'I an 10 vendémiaire an Vil (17 septembre au 1" octobre lî!JS), elle réu11it 110 e,posants; 12, dont la plupart ont été ci lés précédemment, rnrcnl médaillés cl 1() obtinrent une mention. Parmi ces dernier,, je siirnalerai Kut 0 ch, etc Pari,, à propos de" machines d'une trè, <.:rand,, préci-ion pour divi>er et vérifier très promptement les mesures de longnenr », Pa toulel, Audry el Lebeau, de Champlan, près de Longjumeau (Sei110-Cl-Oise), 1,our leurs • colllerls plaqués d'or et d'argent sur acier n; Sal11enve, de Paris, pour sa « Corte vis de balan~ier, presse à Limbre sec " ; Hotb, pour ses machines à • fendre et diviser les cuirs•· Le rapport du jury de l'exposition, publié I ar le .l/01âtew· du 2 brumaire an VII (23 octobre !798), qui, ainsi que les rapports des deu, exposilions suivantes, m'a fourni un certain n~mbre des détails donnes plus haut, regrettait l'absence de certains chefs d'industrie, notamment de L1 Rochefoucauld-Liancourt, fondateur d'une importantr f1briquc rie cotonnades, On s'était, en effet, un peu trop hâlé, el cette exposilion aurait été plus importante, si le délai entre son annonce et son ouverture avait élé moins court. J'aurais voulu terminer ce paragraphe par quelques détails précis sur les conditions du travail; mais les r~nseiFnements à ce sujet sonl ceux qui font le plus défaut. Ainsi, i1 esl très difficile de savoir exactement quelle était la longueur de la journée de travail, Peu a,ant ma période, il y eut le décret de la Con,·enlion du 6 ventôse an Il (24 février 1794) : une « imprimerie des aùministralion nationales • ayant été' insliluée, le 27 frimaire précédent (17 décembre i7ffi), par la transformation d'un ancien établissement, l'imprimerie de la loterie, - cette imprimerie devait recevoir, le 8 pluviôse an III (27 jam•ier 1795), son nom actuel d'imprimerie nationale qui dura peu au début, le décret du 18 germinal suivant (7 avril' 1795) lui ayant substitué celui de « Imprimerie de la République • - la Convention rnta, le 6 ventôse, un règlement en vertu duquel (titre u, art. 6 et 7) le travail quotidien de tous les ouvriers allachés à cet établissement devait durer de 8 heures du rnalin, pendant les six premiers ll!Ois de l'année (fin septembre à fin mars), de 7 heures, pendant les six derniers mois, à 1 benre de l'après-midi, el de 3 heures à 7 heures du soir, soit 9 et iO heures de travail coupées par un repos de deux heures pour

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