llISTOJfiE SOCIALISTE 251 Je Directoire approu,•ail une convenlion avec les frères Périer qui s'engageaient à fournir, pour 1,3000 francs (Archives national~s, AF' 111, 18:3),une machine à vapeur destinée à mouvoir les laminoirs et les coupoirs, et à élever l'eau et la distribuer dans les di!îér~nls ateliers de Jllôlel des Monnaies de Paris. Des machines i, vapeur ayant fonctionné à Anzin et à Carmaux avant nolre époque, devaient s'y lrûu\'er pendant celle-ci. el il semble qu'il y en a1•ailaussi à Aniche. En toul ~as, ces mac,hines ne sen·aient que pour les eaux; le Hl brumaire an VIII (7 noyemLre 1799), en effet, Périer li,ait à l'lnstilul ().lémoires ~cientifiques, t. V, p. 3G0) un « mémoire sur !'application de la machine à vapeur pollr monter le charbon des mines », qui débutait ainsi: • J'ai pensé depuis longtemps que, puisqu'il y arnil de l'économie à épuiser les eaux des mines de charbon de terre avec c!es machines à vapeur ou pompes à feu, au lieu d'y employer des chevaux, on devait trouver le même avantage à monter le charbon »; il donnait ensuite d~, ùélails sur• la machine il double elfel » quïl anil .construite clans cc IJul el ajoutait : • œtLe machine est destinée pour l'expioitation des mines de Lilry, département du Calvados. Elle est montée dans mes ateliers ùc Chaillot pour en faire l'expérience•. Le o• du i" floréal an \'III (21 avril 1800) _des A11nales des arts el ,nqnufac111res annontail l'achèvement de celle machine à vapeur, la première destinée à monter le minerai (l. l", p. 2'..?4), opération qui, dans le, mine,; d'Anzin, aYail dll Pél'ier dans son mémoire, exigeait l'elllploi ùe 1,:;o chevaux. Dans son Ape,-çu général des 1,1itws de houille, publié en l'an X, Lefehl're notait que celle même machine, utilisée pour la première fois, à ce point de vue, en France dans la mine de LiLry (Calvm.los)où elle économisait l'emploi journalier de i8 chevaux, le fut en l'an lX; el seulement quelque Lemps après, on vil, chez nous, à Ilouen, u1Je filature de colon mue 9ar u11e maolline à vapeur (AJonileur du i3 ,endémia.ire an Xl-5oclo1Jre 1802, 3' p.); il nem'apparlienl pas de préciser da,antage ces deux faits dont l'énoncé Ille paraît suffire à montrer où en élail l'emploi indusu·iel de la vapeur dans notre pays à la fin du x,·111• siècle. Parlanl des machines à vapeur, les Annales des a,·ts et manu/acl«res(n• de vendémiaire an JX•sep1embre i800, L Il, p. iOO)disaient : • jusqu'ici on en a très peu construit en France •· Cependant, dès le 7 frimaire an III (27 novembre 1794), J'agence des mines avail demandé J.a • prompte exécution de dit ou douze machines à vapeur qui diminueront la quantité de cbevaux dont on a actuellement besoi.n dans les explojlat.iona et seront en même temps des moyens d'extension aux travaux, d'économie pour les sociétés el de réduction da prix pour la matière extraite• (Archives o.alionales,F 14, 1.30i). C,·éée par l'an-êté-0u comité de salut public du.13 messidor an II (i" juillel i794). el organisée par 1'a1Têlédu i8 (6 juifiet 179~) - Recueil des actes du comité de salut public, l. XIV, p. 630 el 750, - l'agence des mines devfot, ,·n ,er u de la Joi du :.io vendémiaire an IV (22 octobre 1795) sur lés écoles de ,e,·v ces
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