Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

250 lTIS'l'OlfiE SOCIALISTE principalemrnl en bois. c·élait l'homme qui élail le plu3 souvent le moteur; en dehors d• la force humaine, on avait recours dans des cas très limités - le fail s·esl produit, en iî9î. pour une scierie (Dictionnaire de l'industrie, pnr Duchesne, an IX, t. VI, p. 33) - au vent, plus fréquemment au c~e,al actionnant un manège - c·étail e.ncore le cas en 1806 pour la fabrique de loi le de Quéval à F~camp (MonitNtr du, 21 novembre 1800, 3' page) - enfin, rnrtoul, à la chu Le <f't>aufdisanl tourner la roue hydraulique et j'en ai déjà signalé des exemples. li y <·ul même à cet égard des abos auxquels le Directoire chercha à remédier par un arrêté du Hl ventôse an VI (0 wars lî\!8) qui prescrivait de clresser l'inventaire des divers travaux exécutés pour tirer parli des cours d·eau, d·e~am,no,r les titres et l'utilité ou les inconvénients de chacun d·eux et de n'en plus laisser faire sans autorisation préalable. Le 13 brumaire an VI {3 novembre 1î07), Joseph Montgolfier el Argand prenaient un brevet permettant d'utiliser les chutes d'eau peu considérables sans roues ni pompes, à l'aide d'un bélier hydraulique, par lequel esl transformée en travail utile la force du choc que produit l'~rrêl brusque d'uue masse liquide en mouvement daus un luyau. On mil qu'avant notre période existait déjà en Fra,lce la machine à vapeur, non seulement à simple etfel. mais à double e!Tel de Watt. Les frères Périer en avaient établi une ne ce genre (Décade pltilosop!tiqw du 30 frimaire an V-20 décembre 1î96, t. *l. p. 522), faisant mouvoir des moulins à blé sur la partie actueHe du guai d'Orsay plantée d'arbres, gui est en face du n• 75 el gui appartenait à celle époque à l'ile des Cygnes, d'une superficie alors d'un peu plus de neuf hectares, en sus des machines à simple elîet élevant l'eau de Seine à l'établissement de Chaillot (au coin de ce gui est aujourd'hui le quai de Dilly. la place de !'Alma et l'avenue du Trocadéro; il a élé démoli à la fin de 1!l02) et au Gros Cwillou, dans le petit bO.Liment rectangulaire, légèrement en biais, rnr le quai d'Orsay où il porte le n• û7, de ce qui, au débul de !004, est encor~ pour peu de temps la Manufacture des tabacs. Le Journal des mine., signale (n• de nivôse an IV-décembre· 1795) une machine à vapeur mellanl en mouvement une machine soufflante aux fonderies du Creusot, el (n• de thermidor an !Y-juillet 1796) l'inslallalion tou_te récente d'une machine à vapeur à la fonderie de canons de Pont-de-Vans {Ain). Des détails donnés par le Journal des mines sut la machine do Creusot (p. :17), il résulte que la pression ulile était de de1u tiers d'atmosphère; le cylindre avait 1m,09 de diamètre, la vitesse du piston était de 15 coups à la minute. CeUe machine qui envoyail L'air à la. fouit deo;i; hauts fourneaux - 42 mètres cubes el demi à chacun par minuLe, • c'est-à-dire environ trois fois autaot d'air que n'en consomme un haut fourneau on1inaire alimenté avec du charbo11 de bois >► - lirOlail 34 quinlau~ métriques de houille en viugl-quatre heures. Le 1" frimaire. an Y {21 notembre :1,100),

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