230 IIISTOlRE SOCl.~LlSTJ; le délrüit, sont exposés ii des dangers certains, et qu'enfin les assurances qui se payrnt dans les différents ports pour la navigation des navires français, sont d'un prix quadruple de celui qu'il faudrait payer pour la navigation des naril'eS neutres n, prenaient un arrôlë aulorL.:anlles armateurs français à employer les b(\liments neutres ou le pavillon neutre pour leur commerce. La part des navires français et étrangers dans le commerce maritime de la P,ance fut, en l'an IV, de 9i 000 tonneaux pour les premiers et de 579000 pour l~s seconds : le tonneau de JJJeréquivalait alors à 979 kilos et était compté dans un navire autant de fois qu'il s'y trom·ail 42 pieds cubes, soit environ un mètre cube el demi (i me. '110). La môme année, pour le cabotage d'un port à l'autre de la France, le tonnage des navires français avait été de 765160 tonneaux et celui des nal'ires étrangers de 70225 (11• 23 déjà cité du Journal d'économie publique, etc., de Rœderer). La loi du 1i ni,ôse an Ill (31 décembre i794), en supprimant les privilèges de certains ports, subslilua au système des ports francs, où les marrhandises étrangères pouvaient êlrc introduites sans al'oir à payer de droit•, le système des entrepôts accordant à ces marchandises, après leur dépôt dan, le port d'arrivée, un délai de 18 mois pour ôtre exportées sans acquitter aucun droit de douane. Quant à la circulation (les marchandises, à l'intérieur, dans les deux lieues limitrophes de nos frontières, la loi du 12 pluviôse an lll (31Janvier 1795) l'interdit, à moins que ces marchandises, ne fussent munies d'un acquit-à-caution. Cette formalité dans ces mêmes conditions n'avait été exi1:,éepar la loi du 29 septembre 1793, qui avait établi le maximum, que pour les denrées ou marchandises de première nécessité. 11ais la loi du i9 vendémiaire an VI (iO octobre 1797) abrogea les dispositiolls précédentes sur l'acquit-à-caution et en revint au régime du passavant, c'est-à-dire de la simple autorisaliün de transport en franchise sans caution. Les foires avaient une importance qui diminue et se localise de plus en plus, et elles étaient très nombreuses : il ne se passait guère de jours dans l'année, sans qu'il y eOt une ou même plusieurs foires sur le territoire de la République. Mais, avec le ralentissement des atTaires, la plupart d'entre elles ne servaient plus qu'au strict échange des productions locales contre les articles indispensables que la région ne produisait pas à proximité. D'après ])ufort de Cheverny (ftf,lmoires sur les règnes de Louis XV et Louis XVI et sur la Révolution, t. Il), à la foire de Blois, qui avait lieu du 28 aoOl au Oseptembre, • de mémoire d'homme on n'avait vu tant de,boutiques el si peu d'acheteurs» (p. 353) qu'en l'an V (i797); mais, en l'an VI (1798), cette foire • a été beaucoup plus considér~ble tant en marchands qu'en acheteurs " (p. 381). Pour donner une idée des tarifs de transport, je m'en tiendrai à la place d'impériale des diligences qui peut ètre regardée comme correspondant à la troisième classe de nos chemins de fer. En l'an 111,on la payait t2 sous par
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==