IIISTOIRE SOCIALISTI> 1;; agraire à ses premii'rcs \'elléit(•s communbLe, peut s·e,pliquer par un phfnomène assez fréquent ùan; l'hi,toire d,,, i<l(•1•;t olilique;. Les e,prils plus enclins à prendre le contre-~ic I de ce <111ei,i,te qu'à chercher le sens exact de l'évolulion à pourrnivre d n; un milieu donné, en arrivent trop souvent à accepter, comme formule de 1Nir5 reYendicalions. ce qui n'est que le frelatage d'une idée juste op~r6 scirm menl par leurs adversaires pour enrayer le développement de celle idée: ils prennent naîvemenl pour drapeau ce que leurs pires ennemi, ont imaginé comme spectre ronge. C'est ce qui a dù avoir lieu pour la loi agraire invoquée à diverses reprises par les réacteurs de l'époque, à la suite de l'abhé )taury clans la séance de la Constituante du 13 octobre iîS!l (!Jistoire socialiste. t. I", p. 451), dans le bul de sauver les propriétés de l'Eglise et des émigrés, en inspirant des craintes sur le respect de sa propre propriété à la bourgeoisie possédan le. c·e,t ce qui a en lieu de nos jours pour l'antipatriotisme niaiseme•ll arboré 1iar quelques pauvres cervelles, alors qu'il n'est c1u·une misérable t,lsificalion de lïnternalionali,me socialiste due à la mauvaise foi des ad\'crsaircs de celui-ci. Après sa campagne sur les biens communaux, Dabcuf s'évertua ;) démontrer « que les immenses domaines des ex-seigneurs avaient été presque Lous illégilimemenl acquis; et que, lors même qu'on ne considérerait pas le crime d'émigration dont le plus grand nombre s'était rendu coupable, la nation avait le droit de rentrer en jouissance de tant de riches possessions». Toujours à propos du maintien des droils sur les boissons qui, malgré la pré- 1 scnce, depuis plus d'un an, de troupes chargées d'en assurer la perception. continuaienl à susciter quelques désordres, il dé nonçail, le 8 juin !i02, la municipalité de Roye comme •concussionnaire» ; il la dénonçait de nouveau, le 14 juillet, pour avoir, dans sa clécis:o n du JO, justifié les « aclre,ses liberticides» au roi à propos de la journée du ZOjuin (Id., t. li, p. 1208-121',). JI avail de la sorte, on le croira sans peine, amoncelé sur sa tête la fureur de toul ce qui était riche el influent. lleureusement pour lui, ainsi quïl l'a constaté, « vint le 10 aoù l ». Très populaire, il fut, en septembre, nommé membre de l'administration du département de la Somme. Actif el ardent, il dénonça, en octoùrc, une conspiration royaliste • pour li"rer le passage de la France par Péronne, après le succès attendu du siège de Lille • par les Autrichiens. JI s'occupa d'arrêter une famine factice organisée dans le district d'Abbeville. JI réclama la publicité des séances de l'administralion départementale. -Son zèle, toujours en éveil, parfois puérilement d'ailleurs, comme lorsqu'il prote,ta contre les pièces • royalistes cl nobiliaires» jouées au lliéàtre d'Amiens, se heurta au mauvais vouloir, sinon à la complicilé contre- ré,•olulionnaire de srs collègues, el les baines qu'il souleva lui firenl abandonner son poste au département el accepter de passer, en novembre iî02, au district de Montdidier en qualité d'administrateur. Là, il se réjouit de la mort de Louis X VI dont
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