Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

220 IIISTOII\E SOCIALISTE ------------------------- (1" prairial an ,·11), naissait t, Tour.; celui qui devait, au même point de vue, être le plus grand romancier, le plus grand historien des mœurs du dix-neuYième siècle, Balzac. Parmi les acteurs, on peut citer, clans la lragédie,Talma, S li nt-Prix, Boulet de ,lonvcl, père de ,111• )lars, Naude!, M"" Yanhove, Raucourt et Fleury; pour la comédie, :1Joh', aclmis à l'Institut dès rn fondation, Fleury, Dugazon, S-1int-Phal, M"" Louise et Emilie Contat et Lange. Au sujet de la mise en stènr, un amateur se plaignait, dans la Décadephilosopltique(t. VII), du 30 brumai,c an l\" (21 novembre iî0:5), de voir toujours le même village, le même ,alon ne comportant strictement que la table ou les sièges utilisés; on demandait, d'une façon générale, ûn plus grand souci de la vérité et, en particulier, de, décors appropriés aux pièces. En nivôse an Vll (cléceml,re 1i08), on réclamait contre la longueur des entractes (Tableau général du golil, des ~nodes i•t costumes de Paris, n· 8). Les speclacles c1u'une ordonnance de police rnulail faire commencer à six heures, ne commençaient guère que demiheure plus lard cl se terminaient vers dix heures et demie ( Courrier des SJJectac/es tlu 13 f, imaire an Yl-3 décembre ii0î cité clans le recueil d'Aulard, t. IV, p. 480) En outre iles théâtre:', il y avait, sous le nom de « pelils spectacles>, de nomhreu, étahlisseme11ts resscmlilant à nos calés-concerts. Lrs !Jais étaient toujours très courus, c'esl en l'an Yll que la valse allemande se répandit; tout aussi ridicule en elle-m~me, surtout chez l'homme, que les autres danses, elle dul sa vogue non au plaisir médiocre de son tournoiement, mais aux contacts qu'elle permet. Au commencement d'août 1700, sur l'inÎlialive de l'ini;énicur américain nobert Fullon, élail ouvert, boulevard .llonlmarlre, dans les environs de noire passage des Panoram ,s, le premier panorama construit à Paris à l'exemple de celui qui existait depuis une. 1lizaine d'années à Londres : il représenlail la vue cle Paris clu sommet du pavillon cent,· ,1 des Tuileries, exécutée par Fontaine, Prevosl et Bourgeois. En résumé, pas plus au thMtre, à un point de rne quelconque, que dans les aulres parties de la lilléralurc, celle époque ne nous olîre rien d'original ni dans le fond, ni dans la forme. L'antiquomanie.Janglomanie, l'allégorisme, le rnnlimcnlalisme, les gra1•el11reset le calembour caraclérisent le goill dominant. El tout cela se mélan;;cait au point que le calembour devint un argu- • ment en matière de symholisme. Le ministre cle l'Intérieur dé;irant planter des arbres devant la colonnade du Louvre, demanda ortlciellement à Desfontaines el à Thouin de lui indiquer les arbres les plus propres à servir de &ym. !Joie aux sciences et aux arts; les deux professeurs du Muséum désignèrentet leurs motif; se trouvent dans le Moniteur du 2 tloréal ao VII (21 avril 1799) - le cèdre du Liban pour les sciences el le platane d'Orient pour les arts: con~ullé, Andrieux exclut le platane que« son nom seul•• d'après lui, devah faire repousser. C'est en 170:5, qu'un nommé Eve, dit Maillol, créa le type, devenu vite Jlopulaire, ùe M•• Angot ou la poissarde parvenue; on avait

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