:!18 IIISTOII\E SOCIALISTE anciens; donner la pluparl des noms ici, ce ne serail plus leur rendre un hommage mérilé, ce serail presque dresser un pilori pour beaucoup de ceux qui onl eu la chance d'être oubliés. Sauf peul-être dans l'épigramme, la ,·ersiflcalion est le triomphe de la périphrase inulile el riilic ,Je. La poésie lyrique a ,ks odfs d'Ecouchard Lebrun, où, d'après Sainte-Beuve, les « Jels de laient ;onl isolés•· (Causeries du Lundi, l. V, p. 133). Dans des genres divers, il n'y a guère à citer que des épitres de Marie-Joseph Chénier, entre autres celle Sur la calomnie (1700; des contes d'Andrieux, donl le plus connu, le ,1/eunier de Sans-Souci, date de :1797; la Guerre des dieux (1709) de Parny qui, depuis lill;',, en avail publié de_ nombreu, fragments el donl le poome, trop ,anlé par certains, a élé trop décrié par ceux au, yeux desquels la pornographie hilJlique esl d'origine divine; les Quatre métamorphoses (1709). poome licencieux de )iépomucène Lemercier. En prose, nous avom le Cours de litt,rfllure que débitait Laharpe au • l.y.cée républicain • me11Lionné plus haut § ',). A ce critique qui en était arrilé à encenser ceux que, le 3 frimaire an Il (23 novembre :1793), il avail appelé• les charlatans à éloles el à mitres• (Ed. el J. de Goncourt, Histofre de la société française sous le Directoire, édition de t805, p. 250), revienl la paternité d'une des plus slupicles proposition< toujours uliiisées, sans nommer l'auteur, comme preuve du vandalisme révolullonnaire: dans le ilfcrc11re (ranrais du 27 pluriôse an Il (15 fél'rier :170\), il demandait qu'on arrachàl aux livres de la Bibliothèque nationale les reliures porlanl les armoiries royale.,. Mercier nous a malheureusement laiss6 plus de déclamations que d'obocrrnlions dans les La!Jleau, de mœurs du No11veau Paris ( 170Ci). Sous le titre !II011sicurNicolas, parurenl, de :1794 à 1797, des mémoires d~ Reslif de la Bretonne, donl le vocabulaire a une rariélé rare chez les lilléraleurs de celle époque el qui a eu, lui, le mél'ile de nous monlrer de vrais paysans el la véritable rue parisienne. En 1794, le Voyage a11to11rde ma clwmbrc, assez agréable fantaisie à laquelle nuil l'abus qu'on en fait auprès des en ranis, révéla le nom de Xavier ùe ~lablre, donl le frère ainé Joseph donna, en 1796, son premier ouvrage importanl, les Co11,sidiratio11.Ssur la France: il y appréciail la llévolulion comurn un moine a apprécié, en moins bon langage, du haul de la chaire de )iolre-Dame (8 mai t897), l'incendie du Bazar de la Charité. En 1797, Cbaleaubriand publiail !'Essai mr les révulutio11s anciennes et modernes, curieux parce qu'il Hablil que l'auteur n'élail pas encore alteinl de sa maladie de foi chrétienne. Dan3 les deux genres créés en France par la Rovolulion, l'éloquence et le Journali~mc 1>olitiques, les grands noms, pendant les cinq années qui nous occupenl, font dëraul. De M•• de Slaël, il n'y eul que des brochures négligeables. Les romans furcol nombreux, interminables el très médiocres quand lb n'étaient pas très mauvais; ce ful le triomphe de Victor ou l'E11/anl de • /11 forêt ,lî!lû, par Ducray-Duminil cl des traductions des œuvres pleines de
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==