IIISTOlllE SOCIALISTE de nouveau, à ce moment, sans succès <l'ailleurs, à répandre contre les rayages de la rnriole le procédé (le la variolisation, de l'inoculation ùu pus \'ariolique au, gens bien portants à qui la variole, ainsi donnée épargnai!, rroyait-011, le, formes grave; de la maladie. Dans la Décade philosophique l. XI) du 10 brumaire an V (31 octobre 1796) un citoyen allait jusqu'à proposer au gouvernement d'ordonner que tous les enfants seraient in_oculés de la sorte avant un âge ùélerminé ri, en l'an VII (1790), les élèves du Prytanée do11lj'ai parlé§ 4 subissaient celle inoculation (recueil d'Anlard, t. V. p. 50J) arec le consentement préalable de leur, parents. Or, quelques mois avant, le 1" mai 1700. Jenner a\'ait pratiqué Sl première vaccination el, en 1708, il rendait publique sa découverte de l'inoculation de la vaccine ou cowpox - maladie érnplive de la vache - comme préservatif de la variole Le n° du 10 ventôse an Vil (:?8 février 1709) de la Décade philosopldque (l. XX) relata la belle découverte de Jenner. (.(lr;; de la fondalion du Muséum d'histoire naturelle, une chaire de zoologie, celle de la zoologie des animaux inférieurs (insectes el ver,), avait été donnée à Lamark. Presque exclusivement bolaniste, celui-ci, à cinquante ans, se mil vaillammrnl au travail; il ne s'occupa pas des insectes et ouvrit son cours sur les êtres jusque-là les plus dédaignés : il imagina la grande division des animaux en vertébrés el invertébrés, cl continua pendant des années le groupement des fails qui la conduisit à affirmer que les formes actuelles ne sont que la transformation de cellrs ayant vécu antérieurement et qui fil de lui le créateur scientifique du transformisme. Cuvier était, en 1795, au Muséum, adjoint au professeur d'anatomie comparée, science qu'il devait porter si haul, tout en la subordonnant à ses idées erronées sur la fixité des formes vivantes. Le i" pluviôse an IV (21 janvier 1700), son travail sur les éléphants fossiles jela véritablement les premières bases scientifiques de la paléonlologie. En 1798, son Tableau éli'tnentaire de l'histoire naturelle des animaux présentait déjà d'importants essais de classification commencés dans un mémoire lu le 21 floréal an Ill (10 mai 1795) sur les animaux dits • à sang blanc •· En 1796, le Précis des caractères qénériques des insectes disposés dans 1111 oi·dre naturel, de Latreille, apporta plus de méthode dans l'entomologie. En 1708, Lacépède entamait la publication de son Histoire naturelle des poissons. En botanique, nous trouvons de Desfontaines, outre son cours du Jlfu. séum, le premier volume de sa Flore du lllont Atlas (1798) écrit en latin conformément à la triste passion -persistante-des botanistes pour le latin de cuisine. li y eut aussi, sur la chaine des Pyrénées au double point de vue botanique et géologique, divers travaux de Ramond, qui occupait depuis le 30 messi<lor an IV (18 juillet 1796) la chaire d'histoire naturelle à l'Ecole centrale de 'l'arbes, el qui fil, en l'an V (1797), deux voyages au Mont Perdu. Hené-Just llaüy, le frère de Valenlio, continuait ses belles éludes suries
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