212 lll~TOl!lll SOClALISTJ<: ouverte au public le 15 fructidor an Ill (i" septembre 1795). Il n'est que juste de louer Lenoir de son initiative et de sa persévérance; mais on doil dire aussi, malgr6 la malveillance de M. Courajod, qu'il fut heureusement autorisé. puis félicité de son , zèle», par le comité d'instruction publique de la Convention (Alexandre Lenoir, etc., p. cLxn, note) dont l'arrèlé du 29 vendémiaire an IV (21 octobre 1705) - arrNé confirmé par le ministre de l'Intérieur le 19 germinal an IV (8 auil 1796) - transforma le « dépôt national de, monuments des arts rue desPetits-Augu;tins ,, (sur l'emplacement actuel de l'Ecole des Beaux-Arts, rue Bonaparte) en un • Musée de monuments françaisn. D'autre part, un arrêté du 9 thermidor an Ill (27 juillet 1795) ordonna la réunion dans l'ancien couvent de Saint-Thomas-d'Aquin des éléments du )Jusée d'artillerie dispersés en 1780. Les manufactures des Gobelins et de Sèvres furent conservées, mais ne reçurent que des fonds très insuffisants. Cependant la production continua puisque le jury de l'exposition de l'an VII (voir§ 8) déclarait qu'il n'y avait ailleurs • rien de comparable aux produits étonnants de Sè1-res • (Moniteur du 2 brumaire an Vll-23 octobre 1793). Aux actes en faveur des choses, il faut joindre les actes en faveur des personnes : en l'an llI, par trois décrets en date du 17 vendémiaire, 27 germinal et -18fructidor (8 octobre ii94, i6 avril et 4 septembre 1795), la Convention alloua 605500 livres en secours ou gratifications à des savants, gens de lettres et artistes. Conformément à l'art. 301 de la Constitution de l'an 111,la loi du 3 brumaire an IV sur l'instruction (titre v1) avail instilué sept fêles nationales par an, en l'honneur de la République, de la Jeunesse, des Epoux, de la Reconnaissance, de l'Agricullure, de la Liberté (celle-ci durail deux jours) et drs Vieillards. Ces fèles devaient être célébrées dans chaque canlon par des chants patriotiques, des discours sur la morale civique, dès banquets fraternels etdivers jeux publics. C'était là une tentative pour éliminer les fêles religieuses et la religion catholique romaine, « en leur substituant des impressions nouvelles plus analogues à l'ordre de choses actuel, plus conformes à la raison et à la saine morale •, pour employer les termes d'une lellre du Directoire à Bonaparte, citée par M. Aulard (l/istoire politique de la Révolution fra11çaise, p. 642). L'archilecle Chalgrin eut la direction de ces fêtes à Paris de l'an IV à l'an VII (1795 à t799). A l'occasion de la fêle de la Liberté, le iO thermidor an IV(28Jnillet 1796), on put constater que des généraux commençaient à se croire tout permis; une revue calme, la Décade philosophique, écrivait, en dTet, dans son n• du 20 thermidor an IV-7 aoùt l.796 (t. X, p. 301) : « Des crocheteurs revêtus d'habils de généraux ont rudoyé le peuple de la manière la plus Indigne ... Il n'est pas impossible de maintenir l'ordre dans les fêtes, sans lâcher la bride à l'insolence de quelques militaires qui se prévale.ni de la force qu'on leur a
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