Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

HISTOl!lls SOCIALISTE truction puhlique, elle nommait • directeur comptable de l'école des orphelins de la p11lrie el des enfants de l'armée », Crouzel, ancien professeur de rhétorique de l'Université de Paris cl ancien principal,• le seul principal. .. qui n'ait point élé prMre », devail-il écrire (p. 41) dans ses Observations justificativrs sur l'école nationale de Liancourt depuis son origine jusqu'à cc jour, I" vendémiaire an l'if, où on trouve des détails sur l'école el sur les diflic11ltésmatérielles qu'il y eul ù surmonter. Quanl aux livres classiques dont, à l'exemple de la Convenlion, une loi du 11 germinal an IV (31 mars iiOO) ordonna l'impression, nous en sommes loujoars à désirer l'emploi d'ouvrages vraiment respectueux du principe si fré~uemmenl violé de la neutralité de l'Elal en matière religieuse. Le ministre de l'lnléricur, qui avait alors la haute main sur l'enseignement, avail créé au,,rès de lui, le 15 vendémiaire an VII (6 octobre 1798), un comeil d'instruction publique chargé de l'examen des livres, des méthodes cl du pcrreclionnemenl de« l'éducation républic ,ine •- Pour l'enseignement secondaire des garçons, il me faul remonter à la loi du 1:S rnplembre iï93; celle-ci avail décidé la création d'établissements satisfaisant aux lrois ordres dïnslruclion prévus par elle, en sus de l'enseignement primaire, el correspondant à ce que nous appellerions l'enseignement professionnel, l'enseignemenl secondaire et l'enseignement supérieur; elle supprimait,« en consrquence, les collèges de plein exercice el les facullés de théolo;;ie, de médecine, des arts et de droil "· Cell~ suppression résultant, on le ,·oil, de lïnslallalio11 d\\lablissemenls nouveaux, n'eut pas lieu légalement, ce1:1x-cin'ayant pas été créés; la loi de ii93 rc la lettre morlc sous tous les rapports el les anciens collèges el facultés eurent, loul au moins au poinl de vue de la loi, J,1J>Ossibililéde continuer à fonctionner; c'est ce que corrobore la loi du 16 fructidor an Ill (2 septembre 1795) qui, en renvoyant aux comités d'instruction publique et des finances la proposition d'assimiler les in~tiLuleur,, les professeurs de collèges el les citoyens attachés à lïnslruction publique, aux autres fonctionnaires publics pour participer à uu certain mode de ,alaire, étail la consécraliou de l'existence des collèges el de leur personnel. En fait, d'après Grégoire dans son rapport du 14 fructidor an Il (31 aoùt 1794), vingt des anciens collèges avaient pu subsister, mais ils avaient fini par être abandonnés à eux-mêmes. Il y eul cependant quelquefois des-initiatives louables prises par certaines administrations départementales, nolammenl celle des Hautes-Pyrénées (L. Canet, Essai sur l'histoire d11collè9e de Tarbes pendant la Révolution, p. 24-30), ou par certaines municipalités comme celle de Bourg {J. Buche, Histoire' du • St11d/11m », collège et lycée de Bourg-en-Bresse), avant la loi du 7 ventôse an Ill (25 février 1795) qui, de nouveau, Lent,1d'organiser l'enseignemenl secondaire. Les écoles qu'on lui destinait étaienl appelées • écoles cenlrales », parce qu'elles devaient être « placées au cenlre des écoles primaires de chaque dé-

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