11ISTO!ll E SOCIALISTE Wl après les élections royalistes de l'an V (chap. xv), clans la séance clu Conseil des Cinq-Cents du 1.2 prairial (31 mai 1707), le réacteur Dumolartl essaya de renverser ce qui aYait été fait en matière d'instruction publique, c'est un partisan, Beytz, de sa proposilion qui l'avoua:• Si le~ établissements actuels, <lit-il, ne marchent pas, la cause est dans le manque de fon,L; ». Déjà, le 11 germinal an IV (31 mars 1706), le royaliste Barbé-.\Iarbois s'était C\tasié au Conseil des Anciens del'ant les« petits frères• donnant« leurs soins au, petits garçons•; el, aux Cinq•Cents, le 17 fructidor suivant (3 septembre 1700), lui faisant écho, le girondin Mercier avait profilé d'un rapport à présenter sur une question accessoire pour entamer le procès de « l'instruction publique • qui « est un beau fantôme• : « Rappelez les frères ignorantins, écrivait-il, ... favorisez les instituteurs cle toute espèce, mais que la République ne les salarie point "; de nos jours, le fédéraliste - ou séparatiste (Temps, du 16 décembre 1003) - Jules Lemattre a repris à son compte celle bonne parole el demandé à son tour « la suppression du budget de l'instruction publique• (Eclto de Paris, du 18 juin 1901). Aussi le tableau de la situation du département de la Seine pour la fin de l'an YI (août-septembre 1i98) porte que les prêtres, « si l'on n'y prend garde, vont s'emparer de lïnstruction de l'enfance et de la jeunesse. Tous se font instituteurs• (recueil de ~LAulard, t.V, p. (Y.)). Ce tableau pour vendémiaire an Vil (septembre-octobre 1798) signale que « beaucoup de ci-devant religieuses se sont faites insli tutrices cl se conduisent encore comme si elles étaient dans leur couvent • (fbid., t. Y, p. 169). Le clergé, en efîel, comprenait l'inlérèt qu'il avait à accaparer l'instruction, cl il usait de Lousles moyens contre les écoles publiques, allant jusqu'à reprocher à leurs maltres l'immoralité qui caractérisait si souvent les ,iens (l'oir le témoignage de ~'ourcroy cité dans le §3). Ce fuLmalheureusement en vain que lùonmayou proposa aux Cinq-Cents, le 28 ventôse an YI (18 mars 1708), d'exclure de l'enseignement public « tous ceux qui ont fait vœu d'observer le célibat • et qui, aurait-il pu ajouter, par les dogmes dont ils refusent de s'abstraire, portent délibérément attèlnte à la liberté de la raison. Le Directoire finit par se préoccYper des progrès de l'influence cléricale: l'arrêté du 27 brumaire an YI {17novembre 1797), après avoir exigé des aspirants fonctionnaires non mariés « un certificat de fréquentation de l'une des écoles centrales de la République • dont je vais parler, subordonna, pour les lndi•idus mariés et ayant« des enfants en âge de fréquenter les écoles nationales », la nomination à une place quelconque, à un certificat de présence de leurs enfants dans ces écoles. L'arrêté du i7 pluviôse an VI (5 février 1798) eojolgnail aux municipalités d'inspecter, aussi bien au point de vue politique qu'au point de •ue matériel, les écoles privées au moins une fois par mois, 'et de Teiller, en particulier, à cc qu'elles observassent le décadi. Celle dernière làehe n'aTBit rien d'essentiel. En rétribuant de bons inslilulcurs, en
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