HISTOIRE SOCIALISTE Il peuple dont les inslilulions sociales seraient telles qu'il régnerait indistinctement entre chacun de ses membres individuels la plus parfaite égalité, que le sol qu'il habilerall ne fùl à personne, mais appartint ù Lous; qu'enfin loul fùt commun, jusqu'au produit de tous les genre'! d'industrie? De semblables Institutions seraient-elles autorisées par la loi naturelle? Serait-il possible que celle société subsistât et mGmeque les moyens de suivre une répartition ab,olument égale fussent praticables?• ( Advielle, ll1s1oire de Gracc/111$Babeuf. l. Il, p. t17.) En i780, il achève, sous le titre Cadastre prrprtuel, un ouvrage présenté le i3 octobre à l'Assemblée nationale et entamé dès li87. Dans le • discours préliminaire • il apparait dt'jà cherchant à ,, allein Ire la félicité commune des peuples» el partisan d'une • c,ùs,e nationale pour la subsistance de< pauvres • et d'une• élucation nationale dont tous les cit,,yrns pui-sent profiter ». Il se préoccupe, ce qui e,t assez rare à celle ép,Jquo, du sort de, ouvriers:" Le nomhre des ouvriers s'est exces,ivemenl accru. l\on sculcrnrnl il en est résulté que les mêmes ,alaires ont pu étrc dimiuués de plus belle, mai; qu'une très grande quantité de citoyens s·,.,L vue d,1ns lïrnpos,ibililé de trouver à s'occuper, môme moyennant 1,, foihie rétribution fixée par la tyrannique et impitoyable opulence et que le malheur a,·aiL irnp/•ricusement forcé l'industrieux artisan d'accepter. Cepenrlanl le refrain ordinaire des gens qui regorgent, est d'envoyer au tral'ail l'importun qui, poussé par les sollicitations fâcheuses des plus pressants besoins, vient réclamer auprès d'eux le plus petit secours... On l'envoie au travail I Mais, où est-il donc si prM à prendre, ce travail? .. • La société n'est qu'une grande famille dans laquelle les divers membres, pourvu qu'ils concourent, chacun suivant ses facultés physiques el intellectuelles, à l'avantage général, doive11t avoir des droits égaux. La terre, mère commune, eOt pu n·~tre partagée qu'à vie, cl chaque part rendue inaliénable ... :-ïous ne pensons pas de1•oir prétendre à réformer le monde au point de vouloir rétablir exactement la primili1•e égalilé : mais nous tendons à dé· montrer que tous ceu, qui sont lomllôs dans l'infortune, auraient le droit de la redemander, si l'opulence persislail à leur refuser des secours honorables, el tels qu'ils puissent être regardés comme devant convenir à des égaux; tels encore qu'ils ne permellent plus que ces mêmes égaux pussent retomber daos l'indigence révoltante où les maux accumulés des siècle, précédents les oill réduits dans le moment actuel. •. On le voit, s'il pense, suil'anl les théories philosophiques les plus avancées de l'époque, que tous ont droit égal au bien-Glre, il n'est pas encore socialiste, parce qu'il ne ,a pas encore jusqu'à réclamer pratiquemcnl les conséquences de ce droit, el il ~c bornr pour l'in~lanl à proposer la transformation des impôts en une• contrihution per.onnelle • payée par chacun • en proportion de ses forces •, de se, re,cnus, et en une • contribution réelle • Fondaztone Alfred Lewld Btblioteca Gino &anco
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