Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

lll S'l'OIHE SOCIALISTE \'otant disposerait d'un bulletin à dépo,er di!ns chacune d'elles: par l'un ù'eu,, dit bulletin de nomination. il désigner.lit le, ciloyens qu'il voudrait élire; par l'autre, dit bulletin de réduction ou de rejet, cem dont il ne ,oudrail pa,. On dépouillerait, d'abord. ces dernier· bullelins et les candidat, qui auraient contre eu, la majorité absolue des votants, ne pourraient êlre élus quel que pùl ètre le nombre des bulletins d•• nomination Mposés en leur fanur. Le, élus seraient cem qui, ne se trouvant pas e,clus p1r le résultat de cr dépouilleme:il, auraient obtenu le plu, de ,oi, d"après les bulletins de nomination. L"ndécret du to vendémiaire 12 octobre) fixa au :; brumaire (:!î octobre) l'ouwrturc ,les séances du Corps législatif; la lVpubliqur bourgeoise allait dominer en drùit comme elle domin"il en fait delJuis un an. L'exaspération des royalistes ne fil que ,accrollre. JI;: avaient espér,• que leur campagne aboutirait el que les dêcrets seraient rejetés. Déçus. il< parl~rent de falsification, quand ils avaienl eux-mèmcs loul fait pour fau,.-e,· le scrutin: à Paris, les patriotes arnient été ill,1l-:alemenLexclu;: eo grand nombre iles a~semblées primaires (rapport de poli CP do 21 fruclidor-î septembre, recueil 11'.\ulard, l. li, p. 22:? el aassi p. :?:l\): d'après BuonarroLl. « une foule c1,, l'iloyeus a\'aient été e,1iulsés des as,en,ble.e, " l. l", p. 01): r'aos des dé1•1rtemenls où lunclionnaient les compa1111ied<e Jhus et du Soleil, où on a,,,,- ,;inail toujours, ils n'o,,èrenl pns s·y présenter. Parmi ceux qui prirent part au vote, bea.ucoup, tout en désap1Jrouvanl les décrets, ne se prononcèrent pas contre eu,< parce qu'ils ne voulaient pas faire le jeu des royali,tes. Toutrs le, sections de Paris a\'aient approu,é la ConsLll,~ion; mais une seule, celle des Quinze-Vingts, avait ratifié les déc1·ets; aussi les royalistes crurenL qu'il, pouvaient agir en mallres el prendre de force le pou\'oi.r qui légalement leur échaJJpaib. La garde nationale livrée, depuis Prairial, à l'inlluence exclusive de la bourgeoisie, étant favorable aux adversaires de la Convc11lion, c~lle-ci, pour sa dMensc, ordonna, le û vendémiaire (:.!8 septembre), aux lroupes consenées sous les ordres du général Menou 8JJrès les événements de Prairial et cantonnées près de 11arly, de venir campc1· dans la plaine des Sabloma, devenue le lieu dit Sa\JIOO\ille, près de la porte ~laillol. Il n'y arnit pas tout à fait 4'000 hommes disponiblesLa section Lepeletier invita les élerleurs à ne pas tenir compte du rtécrel les convoquant pour le 20 et à ,e réunir le 11 (a octobre) dans la salle du Théâlre-F..ançais (sur l'emplacement actuel de l'Odéon). Celle réunion, quoique 3:t sections sur 48 y eussent adhéré. n'aLoutil à rien; mais elle était l'indice d'une rébellion persistante. n devenait néce.,saire d'aviser. Les comités de salut public et de sùrelé générale chargêren t, le même jour, une commission de cinq membre, compo,ée de Merlin (de DouJi). Le Tourneur, Daunou, Ba-rras el Collombe!, « des mesures d'exécution relatives à la loi •· Enfin on fit, avec mauvaise grace il est vrai, aprcl à-ceux que, jusque-là, on avait traqués impitoyablement el em iron 1500 patriotes, donnant un grand

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