Gabriel Deville - Thermidor et Directoire : 1794-1799

13/l IIISTOIHE SOCIALISTE menl ceux que par des faveur, ils s'él 1ienl fi allés d'embaucher à leur se1vice, mais à qui ils a,,1ie11tsimplemenl failla courle échelle; devenu, forls grâce à eux, Ir:; royalisles se relournaienl contre eux de mùme que conlre Lous les républkains. La crainle des royalisles el la peur de parallre pacliser avec les ré1,11blicainsavancés, voilà ce qui allait diriger la conduite des lhermidoriens. • Nous n·a,ons pas vaincu pour des Jacobins ou pour des rois», Mclarail la Convenlion lei "lhermidor(19 jnillel); aussi, après avoir décidé, le 5 (23juillet), ile fêler f'.mriiver-aire du O Lhermirlor, elle ~cclamail, le jour mOme de cet anniversaire (Z7 juillet), Tallien qui, de retour de Quiberon, raconlant la lenlative de- royalistes, s'écriait : « Déjouons Lous leurs projels criminels par nolre fermeté •· Tallien tennil, en celle circonslance, à parallre d'aulanl plus résulu conlre les royalistes qu'il avait plus besoin de se montrer leur ad, ersaire. Des pièces faisanl p rérnmer ses accoinlancfs avec eux avaienl été livrées au comilô de salut public, ainsi que le lui apprit. à son arrivée. sa femme 11révenue eu secrel par Lanjuinais. C'étail, en particulier,• une lcllre de Louis-Slanislas-Xa.,ier (Louis X\'111) à son cousin le duc d'Uarcourl, dalée de Véro11ele 3 janvier 1703 • ( Thibaudeau, Jllémoires, l. I", p. 220), disanl : • Je ne peu~ pas douter que TJllien ne penche vers la royaulé, mais j'ai peine à croire que ce soit la royauté vérilaùle • (Idem, p. 230). Apr<', la défaile des émigrés à Quiberon, les royali,les rnirenl, pendant quelques jours, une sourdine à leurs hr,tvade,; bien enlendu, ilscon,enèrrnt la siluation prépondérante que la fail,lesse des uns et la complicilc des autres leur a\'aienl permis de conquérir dans les principales adruinislralions du pays silualiun lelle qu'un de, Girondins les plu, compromis, un des 22, réinU'gr6 seulement le 18 ventôse (8 mars), Hardy, disail dans la séance du 6 thermidor (2',juillet): « J'arrive de Rouen: les royalistes les J lus impudrnls onl été ab;ouset les terrorisles condamnés à des peines exlrêmément -évères •; or, à ce momenl, tous les rôpublicains élaienl qualifiés de terroristes, Hardy lui-méme ful • lrailé de lcrroriste, de Jacobin •· Le 15 thermidor (2 aoùl), la Con,ention décida de fêler huil jours a1,rès l'a11niversaire du 10 aoùl: « Eu célébranl l'anoiver,aire du Olhermidor, dil le rappor Leur, vous avez prouvé que le règne de la terreur esl pour jamais proscril; il importe de courondre aujourd'hui l'e-poir des royalisles en célébranl aussi l'anoiver,aire du iO aoO.t ». On le voil, loul en manifeslanl conlre les royalisles une ar,imo,ilé un peu inquiète, les modérés en revenaient LouJours à leur idée Ille de 11'Nre pas assiruilé; au, « lerrorisles • el, sous l'emvire de celle idée, les 21 et 22 lhermidor (8 el 9 août), ils décrélaienl encore l'arreslalion de dix Convenllonnels, parmi lesqueb Fouché, ayant élé en mission dans les dé parlements. Les royalisles rcgardaienl cela d'un bon œil, élant donné surtout que, contre eux, on se bornail à de; phra ;es el à des célébrai ions d'anniversaires. Cepen~ant leur impalience d'êlre débarrass6, de la Con, enlion, qui les amenait à accepler une conslilulion républicaine, açec J'es~olr, du resle, d'après

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