HISTOIRE SOCIALISTE 93 mal; elle s'imagina qu'il s'agissait de Fréron qu'elle détestait (La RevellièreLépeaux, Mémoires, t. l", p. 206). Dans un accès de démener. barbare, ~Ji. gelly le piétina et un marchand de vins, Luc Boucher, coupa d'un coup de sabre la tête qui fut emportée sur la 'place du Palais national (place du Car• rousel). Ce sont là de ces actes horribles qu'il est malheureusement plus facile de réprouver que d'empocher. Dans la salle, ce fut alors un tumulte elîroyable; les insurgés défilaient au pas de charge sous les regarJs de, gardes nationaux qui occupaient le jardin des Tuilerie, et qui OUl'raient parfois leurs rangs pour les laisser passer. Au milieu de la poussière el des cris continus, personne ne pouvait MORT DE Roll>Œ, GOUJON, OuQUBSNOY 1 Du Rov, Soun1u.NY 1 BouRBoTTe. (D'après nne estampe d~ Musée Carnavalet.) se faire entendre. La foule mallre,se fut incapable de se maitriser. li y avait plus de trois heures que cela durait, quand un cortège pénétra dans la salle à la suite ô'un homme portant la tête de l<'éraud au bout ,rune pique. Le président Boissy d'Anglas, trop loué et qui fil surtout preuve de force d'inertie, laissant le temps s'écouler el la foule se dépenser en clameurs stériles, salua celle tête d'après certains récits vraisemblablement très arrangés. Un silence relatif, né de la stupeur, suivit celle sanglante apparition, el le chaos s'ordonna un peu. li fut convenu que les députés se tiendraient massés dans le bas de la salle, la foule occupa les gradins supérieurs ; elle devait rester cou l'erte, tanLIV. i03. - ffJSTOlll SOCIALISTE. - THl!BlllDOI\ ET DIRl!:CTOIRI, LIV, 405.
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