181') IIIST•'JHI, SOCIALISTE 1\ ,1,.•-pi rrr, par so11imp11is-ance au len,lemain de s1 victoire sur l'héberti,,11e <'l1,·tlanloni;me, pa•· il', défi ni ces que sa nrnla<lroitc ins1iiralion deisle anie11t é11•il1,·,•s, s'était ron1111,•olilL;é à tuer encore. l!:t il fallait qu'il luâl, en 1111'nwt1•mps, par une m,'m•' loi, dans une effroyable confusion, les conlrcrérnlulio11na;res, les su;pccls délrnus dans le~ prisons, el les hom,nes comme Carrier, comme Fouché, comm · Barras à qui il fai,a1l peur et dont il avait J)Cilr. li dira en son supr,'me di,cours de thermidor u11mol qui est la clef de ces rn,11brfs jours: « La chute des raclions a mi, en liberté tous les Yices ». Il ,oulail dire par 1,t que le pou,oir rovolulionnaire, rlont il élail le plus h,mt repré•entnnl, élail men,1cé, non pins par des sy,tèm ,, politiques, mais par lïntri;,u,' dispersée des égoï,;mes, des co11,·oitises el des craintes. li fallait que la loi de mort pùl ,ïnsinuer jusque dans la diver~ité des rœurs. Et pour qu'Plle pût ,'adapter à toutes les rormes. il fallait qu'elle fùl elle-même sans rormc, une sorte de spectre ambigu qui irait recrnter ses victimes le même our dans les prisons, à la ~lontagnc de la Convention, au Comito de Salut public. C'est la loi de prairial. Elle se résume à créer des délits terriblement vague;, à di;·penser l'accu-alion de presque toute preuve cl à retirer à l'accus6 tout moyen de défense. « Le trilrnnal rérnlulionnairc csl inslilué pour punir les ennemis du peu11le. « Les ennemis du peuple sont ceux qui cherehent à anéantir la liberté puhli11ue, soit par la force, soit par la ruse. • Les ennemis du peuple sont cCll\ qui auront pro\'oqu6 le rélablissemenl de la royauté, ou cherché à ayilir ou à dissoudre la Con,·cnlio11 nationale cl le gouYernement réYolulionnaire et républicain, dont elle est le centre; <• Ceu, qui auront trahi la Ilèpnblique dans le commandement des places el ,le, arnu'e,, el dans Loule autre fonction militaire ... • Ceux qui auront cherché it l'mpècher les approvisionnements de Paris, ou causé des diselles dans la llôpubliquc; « Ceui. qui auront secon lé les projets des ennemis de la France, soil en favorisant la retraite et l'impunité des conspirateurs et de l'aristocratie, soit en corrompant les mandataires du peupl~, soit en aburnnt des principes de la 1/éwlution, des lois ou des mernres du gouvernement, par des applications fomses et perfides; « Ceux qui auront trompé le peuple ou les représentants du peuple pour les inùuire à ùes démarches contraires aux intér6ls de la liberté; • Ceux gui auront cherché à inspirer le découragement pour farnriser les entreprises des tyraes ligués contre la llépublique; • Ccu, qui auront réjlaudu de fausses nouvelles, pour diviser el pour troubler le peuple;
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