IIIS'l'O!Rg SOCIALIS'l'E 1î03 vniller pour cux-mêmrs l'i de fonder une fa•nille 11011velle,l'avantaqr a·un capitnl nécessaite au dheloppr•1,1ent de lflt1• industrie, et s'acuoissrmt aux (l,;prns de ceux qu'une mort ltOJJ 7>t0m11trcmp1'rltr d f/rtiver ri CP terme. c·est ri l'application du calcul au:c prohabilité., de la t'ie, a,a: 11/arrments d·argent quel on doit /ïdrle de ce moyen, r/1-jà emplo!J,: n,•er surch, sans jamrtis lavoir i'tr' cependant avr·c celle étf'l1d11r,arec cette v11riét1d' e fori,w< qui les ,·endraient tTaimcnt utiles, non pas seulement â q11dq11r, individus, mais à la masse e11tièrede ln société quïls délivreNdent de celle ruine p,:riodique d·1111grand nombre de famillr.<, source toujom·s renaissante de c01·ruptio11et de mish-e. « :'\ou, ferons rn·r que ces élahlisscmrnt,, qui pnwe11t êt,·e formés au nom de la puissance sociale el devenù· un de .<rsplu.<grands bienfrlits, peuVl'nl être aussi le résullat d·as,ocialions partiruli~res, qui se form ront sans aucun danger, lorsque les principes rl'après lesquels le, (lablisscmenl, doivent s'organiser seront <levenus plus populaire,, et qur les crr,•urs !tui o:it détruit un grand nombre de ces associations cesseront d'èlrc à crain Ire pour elles. • :,;ou, exposerons d'autres moyen, d'assurer celle égalité, ,oit rn emp~chant que le crédit continue d'être un privilège si exclusi,ement attaché à h grande fortune, en lui donnant cependant une base non moins ,olide, soit en rendant les pro1srès cle l'industrie el l'acth·ilé du commerce plu, i111lé0pndants de l'eü•tence de; grand, capilalislcs, et c·est er.core à l'application clu calcul que l'on devra ces moyeu,. " CoDdorcel songeait-il à des mutualités de crédit, el voulait il appeler dans lïndu,lrie les modestes épar~11es, qui se seraient garanties elles-mêmes p1r l'assurance mutuelle et la variété d~s placements contre les risques ùc faillite et de perte tot1le? Le poison a glacé celle pensée si noble avant qu'elle ait livré tout son contenu. Mai$ ce n'est pas seulement d'égaliser la conditic,n humaine, c'est de la hausser qne se préoccup1il Condorcet, et il croyait po~- Eible d'améliorer l'homme lui-même, de perfectionner ses facultés, d'aménager si bien la con luile de 1, vie cl le fonctionnement de l'organisme que la durée de la vie serait certainement prolongée. Il croyait possible d'aiguiser et de nuancer h 1ierception, de pénétrer par le regarrl ju<què dans ractivilé interne de la matière, dans le jeu et le mouvement des atomes, et de créer dans la conscience de l'homme un rythme de durée qui lui permette de s'associer à la vie profonde de la nature : • Serait-il absurde de chercher à rendre perceptibles et mesurables des instants qui nous échapp0nl, à nous faire apercevoir dans la durée comme on nous fait a,.crcernir dans l'étendue des espaces qui sans le secours des instruments ou des méthodes arlillcicllt•s resteraient insensibles? Combien par exe:nple, dans nos jugements, n'entre-t-il pas d'idées successiles dont nous n'avons pas la conscience? Combien de choses que nous sentons comme simultanées et
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