i778 IIISTOTnE SOCIALISTE leur pn,·t étant d11eJJrobablemmt a un refus d'augmrntation de la part de lrur., maltrr.<. ,, El le policier ajoute : « On crie de tous côti's contre celle tyrannie des ouvrie,·s; on espère, on allcwl quf le p1·ix de lPIII'jot1r11ée sera taxé da11slP nouveau maximum dont 1011/r<les disposition<, dit-011. sernimt illusoires si la main-d'œuvre, 'fUi est unr marclwndise comme une autre, ri qui fait la ba<e néces.<aire du prix de tous les aull·es objrt.<, n'était compri.<edans ces dispositions et ,·éduite ,; un taux proportiom1el. • '.1\111ùiqsue la municipalité de Paris taxait les denrées au moins dans les m1!!asins de gro,, lesquels d'ailleurs étaient tenus par la loi sur les acca1arelll'- it vendre au détail, el m'gli,:rail de taxer les salaires, je vois d'antres municipalités, où l'influence buurgeoi,,e élail plus grandr, S3 b:l.ler de taxer les Ealaircs en même l•mps que les denrées el lPs objets rabriqnés. Je trouve par exemple, aux archives du Tarn, la lettre arlressée • le to Pluviôse, an JI de la R•'publique un,', indivisible el im ,'ri-sable» par l'agent national de Poudis au directoire du district de Lavaur: « Les décrets de la C,nl'enlion nationale, les arrôlés des représentants du peuple el ceux émanés des autorités supérieures que la municipalité de Poutlis a reçus dans le courant de la décade onl été affichés au bruit du tambour el lus conformément aux a1'Licle; 0 cl iO rle la loi qui 1ious l'ordonne; ils scro·1L exécutés avec zèle. « Le m~ximum des objets de première nécessité qui se vendent dans notre commune esl strictement observé el les citoyens qui Cabri 1uenl J'huile it bn1ler réclament qu'ils y perdent beaucoup el qu'ils seront forcés rle ne plus en fabriquer pour la vente, attendu que les grains de lin leur coô.tenl ô livres lo m,;gère (pour la mesure), etc., etc. « Veuillez nous dire, citoyens, si nous ùevons nous en tenir au maximum ou si vous accordez quelque petite augmentation ; je ferni toujours exécuter avec vigueur les ordres qui me seront transmis ; en atlendanl, le maximum sera mai II le nu dans lou le sa teneur. » L'agent national de Poudis disait-il la vérité? En tout cas, il est vi-ible par be,1ucoup de correspondances écbanèées par les muuicipalités des petites communes rurales vobines se ronsnltanl sur les infücalions des pri~ qu'elles doivent donner, el dont il faudrait reproduire jus9u'à l'orthographe grossière, que la loi du maximum n'était pas, même en celle première période, une loi de parade, el qu'elle pénét~ail dans Loule la ,·ie économique de la nation. El voici d'importantes communes : Albi, CorJes, qui, au contraire de la municipalité de Paris, se hâtent, aussitôt connue la loi de septembre sur le maximum, de taxer les salaires . .\ Alhi, « dans la séance ùu 15 octobre 1703, l'an second de la République française une el indivisible», c'est-à-dire quelques Jours à peine après le dé-
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