IIISTUillE SOCIALl:'\TE nœune~ dolosives de la Compagnie de,; Ju,Jes. la 1uell-• -on-tray 1it ,1 tout impôt le revenu de ses actions en Ips remplaçant p:ir de :;imp!,), inscriptions clf transfert et, sous prél~\le li·' pro•ùler à sa liquidalion, prolon~eait ,·rn etislencP el ses op,1rations. m1lgrti la loi qui l'avait cli,:;oute, ,,t arrroh-ait mème son c,p·tal. De m,'me, dans ce rapport du ::i aiùl sur ra:.:iotage, que j'ai déjà ar,alysé, Fnbre d'Eglantine signilall les m1oœU1res illi cites et illég1lcs de celte graocle Compas:rniccapitali-te. • Par la loi du 22 aoiH li\l2, disait-il, les comp1gnics flnanci~rcs ,ont as,ujel ies à. un impùL du vingtième de leurs héuéflce:;. La c,,mpagnie d,•s Indes SP mo<1iaol toujours de la loi .comme pour le:; mutation. d'actions d issimulées en un rc0islre secret de transl'erl_, a com·eni se. hénèflces en ent1-- sement ,le capita ut simulés. « El la liquidation aussi e;l simulée; cl la preu ,·e, c'est qu'ell,: e ,t du doulJle plus riche qu'elle ne l'était tn commentant cdle prélc'nd ue liquiJalion. >> Ces deux coups succcs:;ifd frap1,és par Delaun,,y et Fabre d'Eg lantine éveillent l'allcolion de la Con1ention. El elle decrète, 1~ 2i ,end/! ,.il're (iï,,cto1Jre),,1ue la Comµa;nie sera tenue de ;e dissoudre ,ou,lasu r1"eilla1,•,) el Iar les so;ns du g0u,·ernem•• nl. c·ctail le coup morlel. Delauna y, qui a1.1'L d, none;, la Compagnie, s'o,ipo;a à la mesnrc décisive qui assurait l'exécution de la loi. Pour 1uoi ! li parait bien dé ,1011lréq11'iln'était qu'un agioteur 1éreux. li a1•ait attaqué la Compa~nie des Indes ou pour d, te rminer une bais;e <lesac.ions et spéculer ensui le en produisant un mou,~me nt invcr-e de hausse, ou 1,lulOLpour foire chanter la Compa<::nie.. \)'3.nl YU en lui u·i a,hcr, dre re Ion taule, elle l'achl'l . li d~vinl ,on homme, et il commen~1 ù. jouer cyniquement ce rôle en e»a)'anl d'amortir, de,ant la Con1·e nlion, l'c!Tet des coups que lui-même avait portés. Au contr.lire, F11Jre d'Eglantine, fidèle à lui-m,lme, appuya \'igoureu,cment devant lt Conve nlion, le 2i frin aire, les mesures rigoureuses que son discours du 3 aoùl avait en quelque scr'e rendues nécessaires. Oui , m 1i; YJici que le texte du décret, ren,oyé r,o•;;· rédaction, scion l'habitu le de la Convention, au Comité des Finance,, est fabifi,•. :--otammenl (je ne retiens que la ral,illration la plus grave) la liquidation rar l'Etat disparai-,ail el la Comp1gnie rc,t.ail chargée du soin de s.. liqui,ler elle-môme. C'est Delaunay et Jullien de Toulouse qui arnienl fait le fau,, et ils avaient associé à leur opéraliou l'abject el lâche el cupide Cbabot, mélo aux alîaires de fina nces depuis qu'il fréquentait che;i les banquier. aulrir:.tiens Frey, dont il venait d'épouser la sœur (5 octo!Jre), avec une dot d,i deux cent mille francs. Ch al.lot avait accepté de corrompre Fabre d'Eglantine, celui-ci étail secrét aire, el les faussaires avaient besoin ou de sa complicité acli ve, ou tout au moins de 100 silence complaisant pour que le décret falsifié passât sans encomb re. Chabot, engagé ainsi dans le crime, n·osa pas aller jusqu'au bo ut. La
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