1730 lllSTOlflE SOCI.\LlSTE r,l,·,, mai,; qui, dans la gravité formirlablP ,les périls public,, était celle fois waimC'nl crim"ncllc. ' r.,bre 11'1,~lanlin<':pour avoir loal le loisir de nonPr le nœud et d'eml,r 111:,•1l·C'sfil,. YOul1il que la discussion fût continuée au len.lemain. I.~ Comilt' a".1it somhr.r q;ianrl 11oh,•spiNrr,véhément, ler.-ihlc, accu-al1•ur, rel 1urna la t:onYenlion cl sauya k !!0U\'()rncn11 1 11lré\·0lutio11naire. ~lai--.voici que :-;on~ 1hin lPS danlonisles mJnifc,l,•nL une imp'lliencc e,trèm, de clém0 nce cl cl'humanilé. Plus de suspects : plu, 11·err11s'onde rnng; qu'un grand comité de elt'mence absorbe peu à peu Lous les a·,lrC', rornilés. Oui, mais la flé,·olulion e,t-ellt• donc finie? E,t-il po,sible 11c rPfroi lir brusr1uemcnl l'effcrve,cence rèrnluliJnnaire ,an, glac •r la Révolu lion'? Voici qu'il cc mol de clémence qui semble commo un dé,awn rie l•,utes les coli·res et de toutes les énergies qui onl saul'é la liberlti et la France, les conlre-révolulionnaires n·prennenl e,poir: voici que les 1•alriol •,, sïnquit'Lenl el se demandent si cr n'esl p:1s en~ qui YOnl être lh-rés, si on ne les châtiera pas de l'artleur que, hier encore, on encourageait. \'oici qu<' flohr,pierre, qui ne peut débarrasser ln flérnlulion de l'héhcrti~me qu'à la condition de maintenir l'énergie révolulionnuire el ,le garder la confiance des patriotes, e<t soudain débordé, comprom's, paralys,; par les munœu, rcs des clanlonistes qui semble11l ne lui laisser d'alternaliYC qu'entre la \iolence saul'agc el un modérantisme contre-révolutionnaire. Jamais il n'y cul plus runes le inconscience ou plus coupable manœu,·rc, el grande C!,Lla responsabilité de Danton d'avoir laissé fair~. Il s'était Lùle 20 ,e1ilembre. Il se tail encore en décembre. Et il laisse f,tire Camille Desmoulins comme il laisse faire Fabre d'E.;lanline. Car c'est l'imprudent Camille De,moulins, c'esl l'étourdi pamphlolaire qui se mel subitement à outrer la modération el la clémence, comme il oulra la violence el la calomnie. Oh! sans doute, la Révolution violente. sanglante, ne pouvait être un régime normal. Ces guillulines eu permanence sur les places des villes, c'était atroce et humiliant. Sans doute aussi, dans le mouvement révolulionnaire, les vile, el lâches passions, le besoin de domination basse, le goùL du meurtre, le despotisme démagogiq11e el ignominieux, se mêlaient au~ plus noble, passions, aux plus gonéretLx enthousiasmes, à la raison la plus haute el à l'esprit de sacrifice le pl us sacré. Oui, la b'rance ne pourrai l pas vivre éternelle ment sous la loi des suspects el sous la dis11:pline des guillotines ambulantes, des visites domiciliaires, de, cerlilic.,ls de oilismc. Oui, le triomphe de la flévoluli.:>n serait précisément d'Jpaiser la Révolution, de rendre à la vie humaine enfiévrée, surmen6e, son rythme normal dans une démocratie ordon1160el une liberté large. Oui, Desmoulins avail beau Jeu, dans le numéro a de son Jïeux Cordelier, à dénoncer Lous les abus de la triste délation révolutionnaire. Mais élail-il possible, rnns trahison, éleil-il permis à- oesfils de la ,[lornlulion, à l'heure tragique où celle-ci élail menacée plll' l'llDiveœ, de lui donner les atroces couleurs ciu desgolisme de Tibère?
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