HISTOIRE SOCIALlS'rn !i07 Jean Don Saint-AnJ,v, iursqu'eu mars iî0'i il prts,e à Drc,t, à Lorient, les conslrudions navale, el l'armrment ries r,a\·ires, constat,• a ver colère qu·w, mine.; de Carhaix la compa;,:nie, qui e~ploilail un re>le d'1111e cone,es- ,ion d'ancien régime, était dure au~ ouvriers. • Elle cherche, dit-il, 11plumer la poule aux dépens des ouvriers. • Ceux-ci, « maltraités et n:alh•urenx. meurent de faim. » Et il n'y a pas la moinJre retraite ou le moinrlr,· secours Il"lll' les vieu,. Il, sont • inhumaine·nenl alnn!lonnés à la mb/•re aussitôt qu'épui,ée, par le travail leurs forces ne leur permettent plus d'alimenter J',11arice el la wpidité. » • Je ferai en sorte, écrit-il au Comité de Salut public, qu'ils aient au moin~ du pai:1. » Pruvi,;oiremrnt, il met la mine en régie, mais il suggère l'idée qu·c lie .dcv,ail rlè\·e111rpropri t•• n:llion 1!e el être exploitée par la nation. La fermeulalion ,ociali-te qui s, m 1ni ·este en ces jours ardents n·e,L dônc pas l'elî, Lparticulier de la 1,e11srehèlierlisle, m;1i,;de tout le mouvement révolulionnairc. Parmi ceux d'ailleurs ,1ui parlki,>aienl à des dPgrés ou sous de, form :; diler,es au mou\·emenl ht'herti,te, il y avait des tendances sociales lrb dilîèn'nle,. Ci<,,,t,, leur al ié d "" la !!Ille anlichré:ienne, élail opposé, ùa:is l'orJre économique, à toute interrenlion de l'Etat, à toute réglementaliun. li voulait la libre expansion in1ini,, de tontes le, forces individuen,,, fürns l'hum1nilé unifiée, et se comparant au pniùicatc 11· catholique qui, co:isull l sur un a1·ttcle du carême, répondait : • ~langez un bœu', mab soyez chrétiens», il disait : • Ayez des million•, mais soyez citoyens». Ce n ·c,L donc pas au nom d'une doctrine sociule que l'hèlJerLisme pouvnil combattre le C - mité de Salut pulilic. Dans la question religieuse, l'hébertisme n'a élé que violence supe1ficielle et vaine, incohérence et contradiction. D'aotll à novembre un mou\·ement très ,if de déchristianisation s'est dessiné. Ce n'est plus seulement contre te, prêtres insermentés, ce n'est même plui contre l'Eglise, c'est contre le chrblianisme même qu·une partie du _peuple révolutionnaire est souleYé. El il e,•aie d'en arracher ju,qu'à l'idée de lcsjlril des hom,11esen délrubaut les symboles et les emblèmes qui, par le, ycu,, le faisaient entrer daos la pen- ,ee. c·est la guerre au culte comme rnoyen de guerre à la croya11ce.Ce ,ont les prêtres qui ont fanatisé la Yendée; ce soul les prêtres qui, à Lyo:1,o:ll été les complices des riches égohles. La Ré\'olulion ne sera a,:;urèe, la lil,crlé humaine ne sera déCinitive que lor,que la pui,,auce qui s'e,t empuée des àmes el qui les soumet à toutes les lJ rannjes de la terre el du ciel aur·a di,paru. El <iu'cn ne distingue pas entre les prêtre.; a,sermenlés el les prèlr~s in~c:·• mentés, entre 1'ls prêtres constitutionnel, el le, prèlre, réfractair,•s. Qu'ont failles prêtres conslitutionoels? Quelle a i:té leur action en Yendér, à Lyon, , Toulon, à Mar6dlle, en L~ûre? Ou ils ont été >ecrèlemeol co:nplices de
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==