1702 IIJSTOlllE, SOCIALISTE dérantisme ou du redérJli ,me des palrous."Ia pensée leur venait que la natioa pourrait bien devenir le grand industriel, le grand fabricant donl les intérèts et la pensée se confooclraicnl avec les intérêts el la pensée des sans-culottes cu~-mêmes. Yoici que, clans la même séance de la Commune • une députation des membres composant le directoire dn dép3rtemenl de la Nièvre se présente; l'orateur, après avoir donné les détails les plus étendus cl les plus ,alisfai,ants sur la situation politique de ce département, fait le tableau rJe cette con~ée précieuse pai· $lisproductions, ses mines et les bois immenses qui ,eraient de la plus g,·ande utilité pour la République si elle les faisait exploiter pour son compte. " Yoilù donc les industries métallurgiques du centre de la France qui dcmanclPnt, clics au•si, à être nationalisées. Mais n'e,t-ce pas l'hébertisme, n'e,t-ce pas tout au moins la Commune de Paris qui. par Chaumette, a propa~é cette idée dans la Nièue? Précisément, dans la deuxième quinzaine de -eptembrr, Chaumelle est allé dans la Nièvre pour y voir sa vieille mère mal ide, el il y a porté l'esprit de la grande Cornmune. Il à trouvé en Fouché un· bomme tout préparé ù cet ordre de pensées. Fouché, en mission dans l'Allier el la Nièvre, a maodal de surveiller le Centre. Il doit expédier le plus de forces possibles sur Lyon; il doit en tous cas épier, écraser toute velléité fédéraliste, tout mouvement de sympathie pour la contre-révolution lyo,1naise. Or, qu'est Lyon? la ville de, prêtres el la ville des grands marchand, et fabricants. li est impos:;jble d'animer les esprits contre Lyon sans les exciter contre le fanatisme des prêtres, contre l'égoîsme de la grande fabrique. C0 n·e,t pas dans la bourgeoisie inrluslrielle cl capilali~te du Centré, ce n'oH pas parmi les propriétaires et exploitants des grands bois qui nlimentent le feu de, usines. ce n'est point parmi les propriétaires et exploitant» des mine, ct des for.;es qu'il trouve un concours énerp;igue ou ua point d 'avpui. li a ùonc besoin des ouvriers; il a besoin des prolétaires; il a besoin des pauvres l·ûchrrons et.des ouvriers du fer; mineurs qui extraient le minerai, ron1'.c11r,et ;nartelcur;; qui le façoonont. El pour gu"il les garie avec lui, c'eslà-clire ,11ec la Révolution, pour qu'ils ne glissent pas, à l'exemple de tant d'ouniers lyonnais, sous la domination politique de leurs maitres économiques, il faut que lui, commi•saire de la Comention, représentant de la Révolution, il fasse sentir à tous que c'est le goul"ernernent révolutionnaire qui est le vrai mattre, le vrai patron. Il faut qu'il donne aux pauvres el au1 prolétaires ce qui leur manque, plus de confiance en eux-mêmes. Et voilà pourquoi, en ce mois de septembre, quand la ville de Lyon esl Ioule br0!ante de contre-révolution, Fouché parle de haut aux riches du Centre. Voilà pour• quoi il annonce et promet aux pauvres « la Révolution intégrale •· Il somme la bourgeoisie de mulliplier les sacrifices nécessaires, si elle-même ne veut pét"ir. Il ébauche au moins le projet de vastes institutions sociales de protection des faibles el de solidarité. Qu'il ait voulu à ce moment ~vec ca sot1-
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