HlO', H ISTOll1E SOCI.\ LISTE non à la France anarchique, qu·cllcs font la guerre. Enfin, la mollesse de ieurs opéraliom, le décou,u de leur ligne, leur éternelle défensive, l'élude particulit're qu'ont /aile leurs généraux de laisser toujours évanouir les fruits de la victoire et de ne poursuivre aucun avantage, leur, armées Ioules successivement ballues, deux cai~,pagnes perdues, ont porlé J'ivreose des Français à la dernière période. La no~, elle de b prise de Toulon a excité des transports de folie dans les armées, on y a joint des fêtes, des hymnes, des orgies; l'exaltation actnelle passe toute croyance. » « Yous pénétrerez facilement encore (c'est un mémoire adre5sé par MallPLdu Pan à lord Elgin, le !".février 1701) combien ce fanatisme belliqueux rrçoil d'énergie par le genre de guerre auquel on J'emploie. La tactique du Comité n'est ras compliquée. attaquer toujours et toujours en gramles masses, voilà ~on thème et nous venons de YOir si c'est le bon; or, des ~oldat.; toujours agissants, toujours exaltés par l'espérance d'enfoncer un ennemi plus circon:;pect et auxquels cet élan ne permet de voir ni de calculer le danger, contractent une habitude de témérité el une ardeur impétueuse à marcher au combat. Celérité el impétuosité sont pour eux les deux éléments de la guerre, éli•menls parf.iitemenl conforme, à leur car ,ctère et à une guerre té1•olulionnaire. Comruent voudrait-on qu'ils redoutassent des ennemis, sans cess:' inférieurs, sans ce,se culbutés par le nombre, rnns cesse enfrrmé, dans un cercle d'opérations dé:·ensive,, et qui n'ont jamais rnulu prendre la peine de leur m,,ntr~r qu'ils étaient rrdout.ibles? L<>rs1u'on voit un général autrichien, r,·- tranché derrière quelqu, redoute, se laisser :tlt1quer trente-cinq fois en ci:t,J semaines~ sans aller lui-même une seule fois à l'ennemi, se laisser écraser en détail, forcé ensuite ù une déroule qu'on compare à celle de 11.osbach, et perdre en cinq jours le prix du sang _de la plus belle armée; lorsque d'une autre part, on voil uu sergent d'artillerie (Pichegru) devenu général en chef, ramenrr chaque jour pen,lan l un mois ses soldats sur les Autrichiens, et finir par u11triomphe éclatant, on peut s'attendre à un excès d'enthousiasme dans ses troupes,_ et à !"opinion la plus exagérée de leur irréductible intrépidité. « Ainsi, vous avez maintenant à combattre ce qu'il n'a tenu qu'aux généraux et aux cabinets de la coalition d'éviter; vous avez à combattre ce qui n'e,istail pas dans la première campagne, el à un faible degré dans le début de la seconde: des armées passionnées aux prises avec les armées des sou,erains, un peuple soldat fanatisé auquel on oppose des soldats matériels, indi!Térents à l'objet de la querelle el dont la discipline n'a pas prévenu les défaites. " liais comment les armées auraient-elles eu $elle confiance et cet élan magnifique si le Comité de 8alut public n'avait pas jugé de lumt, si au Lieu de discerner lés mérites et les services, il avait tout sacrillé à une étroite coterie parisienne, empressée d'envahir tous les emplois, el &'il u'avait pu .su, pu, l'unité ,igoureuse de gouvernement el d'adrni~istratioo. Intercepter les llivl,.
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