1G,n HISTOIIlE SOCIALISTE Thuriol lui réponclil : « La France n·est pas allérée de ~ang; elle n'est altérée que de justice.• uni, m:iis quand viendra l'heure où la soir de justice ne se désallèrcra plu, clans le sang• Danton, pareil au fondrur qui échauffe le métal pour le rendre àuclile, passionna les esprits pour le, assouplir à sa taclique de sagesse. Quanrl il les cul rornme enflammé, cle parole rérnlntionnaire, c'est contre l'ennemi clu clchor, rnrtoul qu'il tourna leurcolèrevéhémonle. Que les ministres reçoivent cent mill'ons el que partout on fabrique des piques. El soudain, comme s'il youlait f'rapper les contre-révolulionnaires, les modérés qui abondaient clans lts seclions. il proposa une mesure 1t deux fins : Les ouniers, obligé, de trarniller pour vivre, ne pouvaient se rendre aux assemblée, de sections. Au contraire, les muscadins, les fils de bourgeois y allaient en nombre. Que propose Danton? Qu'il n·y ail que deux assemblées de sectio:is par semaine, el que les ouvriers qui s'y rendent reçoivent 2 livres par séance. Oui, la force populaire sera ainsi dominante dans les sections. Mais les Enragés, qui, eux, soutenus par leur exaltation même, allaient aux assemblées de sections cl qui parfois y faisaient la loi, sont frappés du même coup. c~s petites minorités ardentes vont être noyées clans un large flol. Les Enra~és le comprirent hien, el quelques jour,; après, \'arlel vint prot•ster en leur nom contre une mesure humiliante, selon lui, el dégrad'lnte pour le peuple autant que funeste à la liberté. ~lais Robespierre s'éleva avec force contre Varlet, la mesure fut maintenue: sous le couvert d'une proposition populaire, Danton avail aboli lapermanence des sections, dégagé le pouvoir C\éculir el la Convention de leur intervention presque quotidienne el donné 1t l'action populaire une ba,e plus large el mieux équilibrée. Ainsi, jusque sous l'action véhémente du peuple, la Convention garJait sa ma!lrisc. Le 5 septembre marquo l'ou,erture officielle de la Terreur par la création de l'armée rérnlutionnaire, par une vigoureuse adaptation nouvelle du tribunal révolutionnaire dilisé en quatre sections pour mieux suffire à sa besogne accrue. J'obsen·e que ni les délégués ries Jacobins ni ceux de la Commune ne parlèrent du maximum. C'est surtout par la terreur communiquée aux fermiers, anx marchand;;, aux accapareur,, qu'ils compl aient régler la queslion des subsistances. )lais la Convention comprit que seule la taxalion légale des denrées pouvait assurer la subsi~tance du peuple sans livrer la t'ranre 1t un despolisme sauvage, et, le 2D septembre, elle rendil le grand décret qui larifail toule la vie économique de la nation, le,; marchandises, les salaires. • Les objets que la Convention nalionale a jugés de première néces,ité, el dont elle a cru dernir flxcr le maximum ou le plus haut prix sont: la viande fraiche, la viande ,alée et le lard, le heurre, l'huile douce, le bétail, le poisson s1lé, le vin, l'eau-de-,ie, le vinaigre, le cidre, la bière, le bols à brQler, le
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