Jean Jaurès - La Convention

iûü8 JIISTOll1E SOCI.\LISTE « .\tt th•là de Il ouo livres de re,cnus, à quelque ,;,m111c 4uïl ,élève, la ra,e ,cr.1, oulre le, 1::;00 lin-es duc~ pour 0000 lilrcs, la Lolalilé de l'e,t·êdent: d,, ,orlequ·un revenu de 10000 lhresscra La,é ::;;:;oo li,res, un rev,:nu ,k 11lKKl ivres sera La,é G:;QOlivres et ainsi de sui le.• Si forle que soil la progrc:;sion, on rPmarquera qu'elle n'aboutit jamais à demander au citoyen un versement supérieur ou même égal à une année de son re1·cnu. Ceux qui ont plus de 0000 !il rcs de re1cnu, seront Lenu, de conlrihuer pour la Lolalilé de leur rc>enu d'un an moin, 4 j()() livres. Donc, i1 la rigueur, les Français n'étaient pas obligés d'entamer leur capital : il leur suffisait de rétluire e,traordinairement leurs dépenses celle annéa-là. Mais beaucoup sans doule prélevèrent sur leur capital, sur :eur réserve d'assignats notamment, de quoi faire fare à l'emprunt forcé. Dans le rapporl de la Commbsion des finances, H·1mcl, pour faire accepter plus aisément aux riches celle lourde taxe, leur persuade que la rentrée au Trésor d'un mi lliard d'assignats va amener la baisse des denrées, et que par conséquent les c;Loyens retrouveront d"un côlé ce qu'ils auront prèlé de l'autre. • JI me semble entendre les hommes rorlunés répondre à celle asserliou qu'elle pourrait être vraie, $i tous les citoyens, sans distinction, venaient présenter la moitié d('S wmmes qu'ils ont en leur pouvoir. Nous vous pcr mclLrions de faire usage de ce raisonnement, si vous a,·iez partagé jusqu 'à ce jour, avec vos frère$, le poids du Jour, la faligue de la Révolution. Si vous ,·ous étiez présenté les premiers pour renverser le Lrône el repousse r les ,atellites des cle$poles, vous pourriez invoquer CP.ttc exacte égalilé, donl YùUS ne parlez que lor,que vous voule1.<1u·onvou, ménage. Avez-vous, comme le paune, payé de vos sueur.; cl de votre sang votre delle à la patrie? • Au,,i bien, il s'en rauL que tout le poids de !"emprunt nt• portât que sur les riches. Hamel nous apprenù en effet (cl c'est un étal très intéressan t de la répartition de la richesse en 1,03) que, d"après l'aperçu des rôles de, t·onlributions, « la moitié de la fortune générale appartient aux citoyens qui ont moins de 1 000 lines de rentes; car, dans les contributions, cc sont les petite~ sommes qui font les grande,. Ceux-là possèdent donc la moiti, \ des 3 milliards auxquels clait érnlué le revenu public, soit un revenu de i ::;oo millions; sur les 1 ;:;00000 lines re,tant, le tiers n'est pa" possédo p:t r tics particuliers riches de plus d~ li 000 liwes de rente. " li csl nai que pour ceux-là, au-dessus de 4 ::;oo liucs, !"emprunt rorcé prenail tout le rernnu. )Jai, ni la démonétisation des assignats à face royale, ni la négociation des annuités, ni l'emprunt ror.:é a·un milliard, ne puuvaknt sulllre à faire rebondir le crédit de ra~signal. li n') avait qu'une solution décisi\ e du problème : c'était de fixer, 1nr le 11M.Li11111111, le prh de loules les marchan- (fücs. Dès !or,, 11011 ,eulemenl il n') avait plus discréliit de J"ass1gnal, mais cc 1:i,rréùil n'avait m~me plus de ,en, : car, du moment que l'a~s ignal devait circ toujour; accepté en paiement, el que le rapport de l'assigu at à

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==