Jean Jaurès - La Convention

IIISTOJnE SOCJ.\LISTE j•)ur, )laral ayant tlil dans sa feuillr (par un lapsus): « llro11Pl, re foudir à trente-,i~ carats•• Drouet <'empre,-s1 de <lemant!N une rectification et un rrrtifirat rie cilisnir! Tous ces récits de Dumouriez ne proul'enl qu'une cho,P, c'est qu'il n'avait pas encore. en jamier, pris un parti tri•, nel l'l qu'il chPrrhail (t ,a-,11rer en tout sens. )laral croit aussl (n• du I:? jam it·r, que \Ye,li•rm,nn rct intrigant qui s'introduit partout pour capter les r,111its en fa1eur <Ir Dumouriez son patron » él-1il allé chez Santerre, sachant J'y rencontrer, • pour le tiller el sa1oir ce qu'il pourrait tirer de lui •· )!ais on ne supposrra 1,as qur Dumouriez se soil ri,qué à plaider pour Louis X YI auprè, de )la rat. Il ne rlil r1s un mol des visites qu'il dul faire certainemcnl au duc d'Orléans. Com111enL est-il possible "de croire qu'11yanl à son armée le fils de Philippe-Egaliti· ;I ne soit pas allé, mus re préte~le lrès a,ouahle, ~·entretenir avec lui'? D'aiileur-, la maison d'Orléans de.ail tenir d/>s lors une grande place dans les rombinaisons d'avenir de Dumouriez, el s'il ~e tait complètement là-desw•, c'e,l que voulant démontrer -on zèle pour Loui, X\'J. il ne p1Ju1ait ~uèr,• raconter ses démarches auprès de celui qui allait rnter la mort rie !.oui, X\"l el qui ne poU\·ail arril'er au trône ou y porter ~a famille que par la morl de Louis. Dumouriez cherche donc l'i,iblemeot à cr(•er une impression faus,e quand il donne le salut du roi comme olJjel pri,wipal de son ,ejour à P,1ris. Ce qu'il dit de ses conférences a,ec les clwfs Jacobins est curieu,. • Les Jacobins avaient détaché <lilTércnts émissaires pour engager te général à paraitre à leurs <éances; .\nachar,is Clootz était venu plu,ieurs fois à la charge, et le !(ènéral a mit toujours éluùé, en s'excnsanl ;i,r cc qu'il ne pouvait pas parallre au, JacolJins ill'anl d'al'oir présenté ;es hommages à la Conl'enlion. Le docteur Seyrher, qui depuis est devenu un des généraux de l'anarchie, avait fait pareillement cle Yaii;s cllurts, ainsi que Proly, intrigant de Bruxelle~, qui aYait l'Oulu, au moin~, arranger une confèr<'nce avec un nommé Desfieux, fameux Jacobin, un des plus actifs voyugeurs de la secte, qui arrivait de Bordeaux où il arnil trouvé moyen ùe discréùiterles memhres de la Gironde, en excitant la populace de cette grande ville contre les l10nnêles gens. Un nommé Jean Bon Saint-André, membre de la Conl'ention, furieu, Jacobin, quoiqu'avec la réputation d'honnête homme, pénétré d'estime pour le 1:énéral, sans le connallre per:-onnellemenl, in~i-tail sur cette conférence, el voulait y assister. Le général ne voulait pas être conduit à ce renrlez-vous par l'aventurier Proly, qu'il méprisait. Ce1icnùant, toute rt'0exion faite, il s'y décida; le jour pris, le général se trouva avoir la (lèvre et 6tre obligé de rester au lit pour une ,ueur violente. Comme il ne voulail pas manquer de parole à Desfieux el à Saint-André qu'il ne connaissait pa,; du tout, il arrangea un autre rendez-vous avec eux chez Bonne-Carrère, cidevant directeur des affaires élrangèrcs, qui était fort lié al'ec eux. • Là se passa l'entrevue. Desfleut parut au général une bêle brute, un

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