Jean Jaurès - La Convention

UISTOlllE SUC!ALISTI, !03'J seule semblait a,-oir fait lou, les frais; <IPux t,·rnw,, s~mboles de l'Cgalilé el ,•c la Libert~, ombra;,és par un épais reuilla.;r, ,t•1iaré;; el en ra,·c l'un de J'aulrP, tr11aicnl, à une distance proporlionnél', une ,ruirlandc lriculore el le1Hluc il laquelle était rnspe11du un vaste nireau, le niveau national : il planait sur toutes les tètes in lislinclemenl : ortjueillcux, vo us ayez courlJé la l~lc ! • Arrh•és dan~ Je Champ-de-Mars, 1~ président Ile la Con vention nationale, la Con,·enlion nationale, les quatre-vingt--ix commi~ saires des emoyés de~ assemblées primaires, les envoyés des assemblées pri maires ont monté le, d,,gr,, de l'autel de la patrie. Pendant ce lcmp,, chac un a été allal'her son olTran 'eau pourtour de l'aulcl, les fruits de son lrava il, les in,trumcnl, de son métier ou de son art. C'est ainsi qu'il s'est trou1é plus mai:nillquemcnL paré que par les cml,Jèmes reche, ché, d'une ruti le et insi/willanle l"'inture; c'est u1J peuple immense cl !ab, ,rieux qui fait ho mmage à la patrie des i1,,trumenls de son métier a1·ec Je,1J11Pls il fail vivre sa femme el ses enfants. • Celll:l cérémonie terminée, le peuple s'est rangé autour de l'au lei; là, le président de la Convention nationale, ayant dépo>6 sur l'autel do la patrie tous les actes de recensement des ,ote, des assemblées primaire,, le vœu des Français sur la t.:onslilulion a été proclam6 en présence de tous les envoyés du Sou1erain, el sous la 1oùle du ciel. « Le peuple n foit s•r111rnl de la dH,•ndre jusqu'à la morl; une salve f!énéralr a annoncé celte sublime prrslalion; le ~Prmenl fail, les quatre- ,inpt-,i~ commis-aires des a,,.,mlJlét>Sprimaires se sonl av ancé~ vers Ir pré• si,Jenl M la Co1venlion; ils lui onl remis chacun la portion du rai,cr,lu qu'ils onl portée /t la main tout le tPmps de la marche; le président s·en est sai-i, il le, a rasS{'mhlé1•stoute, ens•mhle avec un ruban tricolore; pui, il a remis au peuple le faisceau étroitement uni en lui repré sentant qu'il sera in,·incible s'il ne ,e di,·i,e pas; il lui a rrmi, aussi l'arche qui renlerme la Cou,litulion; il a pro: oncé à haute 1oix: • P,uple, Je remets le dépôt de la Conslitulio:1 sous la san I egarde de toutes les vertus. » Le peuple s'en est emparé respectueu semeot cl il l'a porté en triomphe, et des baisers mille rois répétés ont terminé celle scène nouvelle el touchante. • Citoyens, n'oublions pas les services glorieux qu'ont ren dus à la patrie nos pères morts pour la défense cle la liberté. Après amir conrondu nos sentiments fr,11./!rnel:!dans de ,astes enlacements, il nous rc$te un de,oir sacr6 à remplir, celui de célébrer par des hymnes el des cantiques le lrép,,~ de nos pères. Le président de la Convention nationale a remis au peuple l'urne cinéraire, après l'avoir couronnée de lauriers sur l'autel de la patrie. Le peuple majestueusement s'en esl emparé; Il ira la déposer dans l'endroit 4161ign6 pour f être élevé par la suite une superbe pyramide. Le Lerme de &oules ces c6rémoniet a été un banquet superbe : le peuple, assis frater-

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