Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTE !l27 dont la France Nait afTertée; que cellrs des nations de l"Europe qui avaient vu aYCc in<lifTérrnce, peut-être m~me a,er plabir, no, troubles intérieur,, notre guerre avec la i1aison d'Autriche el le roi de Prusse, rt p eut-être nos suce~, contre ce, deux puissances, ne pournirnt qu'NrP révoltée s rie la barbarie de ra,sas•inat de Louis X\ 1 et seraient cnc:a!l'êes par honneur à se Joindre aux enn, mis de la Franrr; que nous aurions tout l'un ivers contre nous el pas un allil'. Ces ri'Or,ion, avairnl l'air rll' faire impression sur Gensonné: mais, soit par la timidité, soit par 1~nonrhalancc rieson ca rartère, il ne fit point dr démarches, et il s'('loiirna m~me depui- rlui:én<-ral,')Uieut peu r/'occa.,iom de le revoir. Il vit plusieurs autres Mputés. tant de re parti qnr des lndépenrlants, auxqueJ, il représenta que, la Rl'pnbliqne eli,tan l, l.ouis ne devait plus Nre regardé que comme un partirulirr, etc... • A-serlions sans contrl\lr, el trop inlérr-•ées pnur Nre arweillir, de confiance. En fait, les rapports dr Gensonné H rie numonri•1. r ontinrn'rrnl, leur rorrespondance ne cessa qu'à la ,eille rie la trahison ,tu g!•néral, ri il est probable que Gen•onné, qui ,ota hien l'appel au peupJ,,. mai• qui rnta enmil,• la mort clu roi sans condition, au rail rompu a,ec Dnmo uriez, si relui-ci a\'ait laissé entrevoir des des•eins fartiem, qui pouvaien t de,enir si redoutables pour ses confidents. JI e•t prnhable qu'il se horna à exprimrr sos crainlrs pour l'avenir en de• terme, qui ne <lt'passaient guère le lancage habituel des Girondins eux-m~mes. Prut-Nre attendait-il que ce ux-ci sr dérouvri,senl aYec lui el lui demanda•,ent un appui évrntuel, qu'évillrmmenl Ils ne •ollicilèrent pas. J,• ,·oi, hien dan• une lettre de Gouvernrur Morris à Washin~ton, du 10 janvier li!l3 : • Ver~niau,I, Guadet, rtr., so nt en ce moment intimes avec Dnmouriez, el l'on m'a••ure que l'administration arturlle doit être renvrr,ée, en rommençanl par Pache, le mini,tre ,le la Guerre. • ~lais, outre que les information• de "orri, •ont s ouv,•nt hien Jég~res, celle liaison politique dr Dumourirz et des Girondins n'implique pas que Dumouriez ail tenté auprès creux rn ra,eur de Louis XYI un grand efTorl. L'hostilité contre Pache suffisait à les rnpprocher. li me parait tl'aillrur, très probable que Dumouriez clé,irail qur Ir, Giron,lins pan ins,en l/1 •amrr le roi. C'était là une défaite el une humiliation 11otir ceux qui rommençaienl à menacer Dumouriez lui-même : et je crois bi,•n aussi qu'il prt'Yoyait qu'un jugement de clémence surexcilanl \rs pa,,ions révolutionnaire s et rlérnagogiques de Paris fournirait à un génér,11l'occasion d'intervenir d'une façon légale en apparence et constilutionnrlle. 'lais il n'avait pas en politique la tête très forte. Danton disait rie lui f.unilièremenl: • Il est lr~s hahi!P ;'1 la guerre, mals en politique e'e~l une mazette •• et sans doute il n'a vait pa, Pncore bien débrouillé ses vues. li attendait et rPgardait de diver, cùlt's, el je crois que Gouverneur Morris voyait juste lorsqu'il érrirn il Ir O Janvier à Jelrerson: • Dumouriez est Il. Paris depuis quelques jours. Il re;;te chez

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