Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIIIF. SOCL\LISTF. lui cria D,•ntahol•'. )lai, Roh e,pirrre samit hien que 1'11éherlisme allait fiir,' parler à sa façon le rœnr c.,noni,{• dr ~larat et il rnnlait rompre le ,orti11'>r,:c. Du coup la Gironde r,t m11rle: Boni eau~ mi•mf', après quelques vrlli·itè , s' arrt'lc et attrnd. L,• Tarn cp,i avait éb auc:1é un 111ouvemenl férléraliste el clél<'ttué dcu, membres de la hour!(••ob ie industrielle de f.a,tres, ~lazon rl Jaurès, pour protester auprè, de la Cunve nlion, fut ressaisi en qurlquesjour, par l'active propagande montat:narde. Li Constitution fournil au~ h(·silant-, à cem qui ne voulaient pas prendre parti entre la Gironde rt 1, ~lontat!n•·, un prétexte à attendre, à ajourner. Or, ce, ajou rnrments Naient fu nestes à 1., cause girondine. ,, Acceptons la Constilu lion" disaient ct•s homme,; indécis. Elle nou, permettra de no 1s débarras;er à la fois des deu, factions qui ,,. •ont dévorées l'une l'autre, et d'cn1·o yer à une assemLlèr nouvelle d<' • nouveaux ouvriers•· :tlai•, accepter la Constitution, c'i·tail reconnallrc la Convention mutilée comme la puissan ce souveraine. C'était consacrer la proscription de la Gironde. Tout travaill ait donc contre cell,•-ci el la bourgeoisie girondine, prise entre les Nément , populaires el la contre-r(•,•olulion, ne pouvait rien. E~l-ce à dire que tout dan.,1:erde guerre cil ile eslc onjur(·? ~on, la Yend(e csl tous les Jour, plus redoutable : les tr ouprs catholiques el royale-, s'élrnt empar,·•psde Saumur le Ojuin, agrandissai ent st1udair. lcur tacliq11e. Cc n'était plus la guerre dispersée de$ haie, el des hameau,. Les ré10llés conccntrenl leurs forrcs sous le commandement du saint dr /'.l11jo11, de Cathelineau, et decidcnt d'assiéger :Xantes. lb lancent à la gran !,• 1·ille ré10lutionnairc uue sommation e!Tro)ahlc : ... Ou vous C3pilulerez, Ol" LA \"ILLE DE XA'.\TES, LOR~ou'Et1.E TO)IBF:RA E'.\ XOTliE POl!\'Ulll, SERA u,·nü.: A t~E E\lCLTIOS )ULlT.\JHE, JT LA GATISl~0:'1 PASSEE Al, FIL DE t'1WtE. » Des milliers d'hommes el de femmes, comme des bande, de loups el dP louves, ::e pressaient pour le pillage et pour la curée. • Allons! allons: 011 passera chez les orfèvres! "el les yeux luisaient d'un éclal de métal. La cité fut à demie forcée, mais, en un sursaut d'héroï sme el de désespoir, elle rejeta l'as-aillar.t. Hélas! en ces cités qui ont senti presque au cœur la pointe du couteau, que de furieuses passions s'allument! que de haine, le lendemain! que dP représailles cl contre rennemi et c ontre ceu, qu'on soupçonne d'avoir été ses complices par complaisance ou p ar inertie! Cathelineau bles,é à mort 1a mourir. )lai:; les Ycndéens, rentr és d ms le Bocage, prennent avec Le,cure et la Ro chcjacquelein une sinistre r,•1anche. fü investissent ù Chfttillon l'armée répuùlicaine, le 11 juillel, cl massacrent les soldats gisants cl prisonniers. Guerre alroce I Mais ce n'est pa, seulement la révolle de la Vendée qul continue, Ly on et lllarseillc ,ont en ré,·olte déclarée conlre la Convention. L'assemblée électora le de Marseille déclare qu'elle ue reconnall plus une assemblée usurpatrice et asservie, et elle nomme deux

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