Jean Jaurès - La Convention

f()2() HISTOIRE SOCI.\LISTF; gigue. )l,1i,; ce renouvellcmenl sera comme un progrès !le l,t Révolulion; grâce à Itol>c-pierre il n'app1rallra pas comme une crise, comme une rupturr ùe la continuité révJlulionn tire. Le 1Ujuin, quand '!'erras.son, dans une pensée de dt'flance N de fausse d 111oa,1lie, ùeman,!e que les séances du Comilo de Salul public nr -oienl plus secr/·tc,, J\obespierrc comhat la molion el la fail rl'jeler. Le 8 juillet encore, a, •.; une grand,• in-i,lance, il défenù contre la déclamalion de Ch:ih'll le Comité (l,• Salul public. JI déplore qu'on e~•aic de jeter la défaveur <lu peu,,le ,ur des hommes chargé, d'une besogue immen,e el qui, saur la parl des erreurs iné, ilal>les, funl leur devoir. Le 10 juillet, il prend p,,rli pour le ministre de la muine Oalh~raJe el pour Danton : « Youclrail-on es,aiw aussi de 11uus rendre Danton suspect? JI esl clone bien 1rai que la calomnie ne cesse de poursuivre un homme m place. par c•la seul qu'il e,L employ~. el que I ainemenl on ,arrifir Loule sa vie à la liberté, puis1u·un malv illanl peul, en un quart d'heure, ruiner la confiance qu,• ,ous nti'ritez à tant de titres el vou, enlever le fruit de vos lrarnu, ... « Connait-on le digne rem;ilaçrnl <le Dllhara•Je'/ Qu'on me nommo donc celui qu·on veut lui rnlJ,lilucr el qu'on me dise en même Lemps: celui-là se, a c~t'Hlpl de toutes foules, inacces,il>le à l'erreur, élilera tous le, 1>iè.;cs,n'aura que de, i,lécs lumineu-r,, des plans heureu,, donl le succès e,L a,suré.• ~lais où éclate le mieux l'esprit ,le lransarlion cl de conces~ion p1r lequel Rol,e~;iierre, au lendemain du 2 juin, pré-crva l.i Révolution ù~ nouveaux déclùemenls qui auraie1>l été morlPls, c'est dans le rapport fait a la Convention 1,,8 juillet, r,ar Sainl-Ju,t, au nom du Cornil;) de Salut publi,·. Il s'az·ssail ùc régler le sort de; Girondins ou arrélés ou fugitif,. Saint-J isl, le di-dple, 1ami, l'aùmiralcur de !lobe,µierre, el qui le repré-cntait au Comi 6 de :;,1lul pul,lic, l'a certainement consulté. Or, quand 011 lil ce rapport, il semble vraiment qu'il vient, non de S1in'- Ju,l, mai, de llarère. C'e:;t un clforlè1idenl pour rallier les hommes du ~larai•, pour les llallcr. pour les rassurer; on <lirnil qu'ils sont le centre même de la l\cvululion, .on point de rèpère el d'équilibre. • L,, 111,,jorild de ltl Cunve11tiun n•tliona(r, sage et mrrnrtJe, fluctua sans cesseentr~ t/P,u 111i11.ori11's; t1111eardente /J"UI' la République et votre (!foire, 11égli(Jea11tqu,1t111e(ois te (JOltvememrnt pour défendre tes droits du peuple; l'aulre nl)',lèri1•u~c cl puli1iquc, empre:;sée en apparence pour la lil>erlé et l'ordre dan~ le:s occasion:, de peu de 1aleur, op1,o:;anl, a1·ccbeaucoup d'a<lres,e, la liberlé à la t.berlé, al>,orbanl avec art l'essor des dèlib6ralions, confondant lïnerlie avec l'ordre cl la pait, l'esprit répul>licain avec l'anarchie,imp1lmaot a1ec succès un caractère de dilformilé à Loul ce qui gOoait ses de~seins, marchant a1·ec le peuple et la liberté pour le!I diriger ver:s ses Uns el ramenanl les esprits à la monarchie par le dégoOt el la terreur des temps présents. •

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