IGI2 HISTOIRK SOCIALISTE soil qu·elle réprimât. Enfin, les chers de la Commune avaient des arnbilions va,te,. Dutard écrit à Garal, en juin, que Chaumelle esp~re se former un grand parti de, Jacobins el des Cordeliers réunis. lléhrrl, servi par son journal, nive aussi d'une pop.ularilé vaste el d'un rn-le pou1•oir. liais les doctrines violentes de Jacques l\oux, si elles peuvent pa,sionner unr partie des oul'fiers et des arlisans, inquiètenl toute la petite liourg-roisic mJrchande. Il a beau dbtingul•r le «négoce» du •commerce»; le- détaillants, les boutiquiers ont peur d'èlre enveloppés dans la haine que le peuple 1,urte am: accapareurs. Paris r,l une Yille de petit commerce. CornJlll'nl dHenir maitre de Paris et par lui de la France si l'on effraie les petits marchands'? L"ambilion é1cillée aiguise en Hébert le sens de la vie économique. Er,,utez-le, réfutant ou croyant réfuter les doctrines de Jacques Roux. Commr il rabroue, en juin et juillet, ceux qui dénoncent au peuple les acca11..ireur~( n• 232;: ,, .lfoi, ces acr.apareul'S, où sont-ils? Est-ce à Paris? Non, foutrr, mais dam le., r;,·andes villes de commerce. C'est tâ, foutrr, qu'il faut aller les 1 hrnhrr, Cl 11011 pas à Pari,, où il n'existe que des détaillants. Les million11aire.,dt Bordeaux et de .lfarseitle sr foutent bien que {on pille un de leurs bateau.c ,m· la Seine, quand leurs magasins et leurs t•aisseaux regorgent de marchandises. • Ah'. Coutre, si la Convenlion avait loujùurs marché comme à présent, ;i elle n·avait pas souffert aussi longtemps dans son sein une poignée de coquin:; qui mellaienl des bâtons dans le:; roues, elle aurait tait de très bonne, lois pour protéger le C.tible contre le fort, le paune contre le riche, et déjà nou. ,ccuéillerions les fruits de la révolution ... Ce n'est pas dans le mc,ment qu·on calomnie les palriotes, lorsqu'on veut Caire mnrcher contre en\ les lJ.tlaillt'ns du Calrndof, du Finistère et de la Gironde, qu"ils se livrcwnl au moindre excès. lis savent que leur salut cl le salut cle la R6publique ùcp,'n,lcal de la conduite quïls vont tenir et ils ne gàteronl point leur catise. ,> Donc, que Jacques Hou,, el Leclerc,et Varlet el toute la séquelle importune ùe, Enragé, s'en ailknt au lùin, qu'il:; purgenl la ville de PJris où ils n·onl 11ucfaire, cl qu'ils aillent travailler de leur étal dans les grands ports : quïls aillenl piller, s'il leur plait, les vaisseaux signalés dans le port de )larseille, ùans celui de Bordeaux ou dans celui de Nantes: ou, s'ils ont un i;oùt trop vif pour les opérations sur le sucre, qu'ils descendent jusqu'au 11.\He. Quels f(lcheux que ces hommes qui animent encore à l'émeute el qui 1è,·ent ùc coups ùe main quand il csl si facile à llèberl, par la puissance de hOn journal aux échos innombrables et grossiers, par son inOuence pénétrante au ministère de la Guerre, d'accroitre peu à peu son pouvoir et l'acLion ùu peuole l Ainsi Hébert se fai~ail, à côté de Robespierre t contre lea
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