Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCI..\ LISTE !Xl anime rl e,,:itr la Convention, mais qu'il ne l I calomnie pas! Qu'il r•n~ardisse cl élargisse la n, rnlnlion; quïl montre, ;c·lon !'e,pril ùu gnnd llahcuf, selon sa lettre à Cnu?é, que h Ré\"olution ne peial ,;'dlTermir et se sauvrr rpie par tic grandes n11ormes sociales et éMnomique,, mai, qu'ai n'inoculr p,13 ~"' prolùlaire, ce clé;;oùl, celle déria~cc lnineu,c qui sup;,rimrraienl loutr c· lion et lonl co111hal1 Cha~sé de la Conven lion, Jacque; 110 u, e»aya de prendre sa revand"'· C'c,l rlcl'ant 1~rluh des Cor,lcli~r, quïl fil app•l, rlans la ,ean,·e rlu Zi jnifl : • l.R croiriez-vou,? le~ représeol,1nh m'ont fait huire it lune;, lraib le c11icP ,l'amertume. Lo'on1r,l D1ur,lon lui-mi'mc m'a rcprochti que j'dai, un pr, 1tre mraccnairP qui O·illail le peuple en l'ét.(arant. Legcnrlre. a dit qu'il fallait me cha,,er; Collot ùïl •rboi, m'a as-ommé rl•! ,es réponse, injurir11,,,; tout élail conjuré contre moi, ou plutùl Cùnlre la liberté, C•'ll\ qui rn'arni •nt arrompagné it h harre ù0 h Convention m'ont lai,sé seul, l'l ,,nl rir'nH•11li l'a,Jrr,,,,; quln,I j'ai dit que j'rxprimai, 1~ YŒU rie la sociél(• rlc, Corilrl rr,, f,.,g-enIre m'a rlérnenti en votre nom. • J~ connai-, a-t-il dil, le, priudpr, •le • rl'tlr so~iélé: l'orateur vous en impo,,,; il a mendié l'adh{•sion cle plusi~ 1rs « sections quïl a é~arécs. • \'oilà la condnitr ,le•LPgrndrc. Le, plpicrs pulrlil•,; ont fait trop de récits de celle aJresse pour qu'elle ne mérite pas toute l'altcnlion tle la so<'iélé : je cr,,i, ai·o:,. ct',111/,1111 mie1u pa,1,J Ir /a11:1r1r 1, ,/11 µettplr, que 1011/rsfrs tribune, de /11C,ill1·enti,,n l'l'/e11ti,,ait•11/d'apµ/"11di,- semr111,,tant/i:;que la .llon/11gne9ro11,/,1itet m119i,,11it. ,, l'u moment. sous l'action ùe Jac,11ll's Rou, et de Leclerc, Ir, Corilelier, s'empoi-t,,nt aut résolutions c,trèmes. Ils 1onl r.1yer sans l'rnlenrlre Legt•nùrr\ pro.-! unant ainsi la rupture av~c la \lonlagne cl les Jacobins. \lomuro, qni a,ail le sens rie l'nnité révol•rlionnaire, le, avertit du p,}ril. • \les amis, ,lit un autn', ou HO lb ,Jonc 1,,, ye,n; nou; n'arnn, point de ralliement que la \1011lagnt•, ct nous somme, é:ra,;ès si elle no:is manque." Les Col'(teliers décirtèr,,nt r\'enlenrlr.i Legenùro avant de l'e~éculer \1 iis il, donnèrent leur approbation entière, officielle, à ln pétition que Jac,111e,h ,ux a~ail lue à la Convention; ils l'autoris~rent à l'imprimer, à l'afficher, à la répandre avec le vole d'adhé,ion des Cordeliers. C'était la lutte ùe quelques sections de Paris contre la C1Jnvenlion. C'ctail le conOil entre les Jacobins el les l'ordelicrs, entre les Enragés el la )lonlagne. C'était la d~:;ori;anisalion de, force, r~volutionnaires à l'heure m~me où elles a\·aienl le plus besoin de se concenLrPr. Robespierre fit un elTort immense pour prévenir celte sorte de schi,mc el pour acc31.JJn Jacques Roux. Celui-ci ne l'avail pas personnellement attaqué. li n'a,ail parlé que do Legendre cl de Lé,nard Dourdon. Leclerc n'a1ail mis en cause que Danton. Les Enragés hésitaient à se heurter à la force intacte de Robespierre, mais celui-ci se jota dans la bataille sans ménagPment. Au fonù, quoique nul ne prononçàl son nom, c'était lui surlou l qui élail visé, car e'éLail lui qui avait recommandé aux Jacobins el au peuple, eo juin, une

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