Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIUE SOCIALISTE llé11011n'rlrlle ou telle manœuvrc mercantile : c'élail alor• h chasse aux rr,1rchJ111I•, h menace et le meurtre devenu, le fondement de l'ôconomie n.11 il)tia!e. IU pourquoi demander que les di,posilions contre l'acr-aparemrnl el les lois -ur les sui ~islances soient inscrite; clans la C,)nslilution? l,a Con,lilution a,snre le fonclio nnemenl perm,ncnt de la société : elle ne J,Onrvoit pas au, n('.ce~sités temporaires : c'e;;t l'affaire des lois. La cri~e des prix n'était pa, i'lcrnelk. Jacques Roux deman,lait trop ou trop peu. Il rallail ou ronsPntir à re que la question des subsistanc?s rat rl-ftlt'e p,r unr loi particulièrP, rn cl1•hur, de la Conslilulion, ou demander une or.:ani,.üion nouvPlle de l'in11t1,tnc:sur des bases perm1nenles. Il ne Je faisait pas. Quaurl il se plainl<1u'on J !Î-'P royalistes et modérés <lhorrr les manufactu•e,, quel moyen propo,et-il I quel plan apporlc-t-il '! Drman<lr-t-il qu'elles deviennent proprh'tê, nationale~' Si on dcrnit ensuite les revendre comme les biens ùe l'É.lise et les J,iPns tic, émigr(•,. qui ne \'Oil qur le~ capil.ilisles soi-ilisanl rérnlnlionnaires qui le- arhNeraient ne larderaient pa, à deYenir, à leur tour, des monopoJ,•ur, ·1 .-\.lors, il n'y aurail qu'une solution : or,:aniser la régie nalionalr de cPs manufactures nalionali,t'e•, trnn,former la granclo indu-trie m,111uracl1•ri(·re en sen ic,·, µuhlk,. E·l-ce là cr que ,·e•tl Jaques Roux? J1m.1i~il ne t,, <lil. Jamais il n'y a ,on,:é, el il est ,•bil,le, par son di,cour. même et par les passages que j'ai si~nalé-, qu'il est J.eaucoup moins l'interprète de la 1,e1.-èc de- ou-rirrs qnc <I'' r.1nrunr~. de, jalou,ies, des souffrances el des rr1inl1•• de la petite bouri:rni-ie artisane cl rentière, qui répugnait à tout c~ qm· nou, app,•lon, aujounl'hui le colleclhi,me. \'alail-il donc la µeine, pour <les concrpliuns aussi étroite,, aussi mesq1 i,w,, au«,i malai-ée, d'ailleuri à ro,mulcr avec quelque précision, de jrter 1,, di,ni'dit ,ur un,• Con-tilutiun qui êlail le poinl ùe ralliement néce,•aire <li·- f, rrr~ de la l\é"olulion? \'alait-il la peine de jeter le discré,lil sur la Convrntiou cl ;ur la llé\'olution elle-m,'mr? .-\.prh, tout, la Convention .vail d&jà. ,01 • une loi contre le comm, rce fü, l'argent et contre ceux qui échan.:t'aieol à 111•rtrle, as~i0nals. Ellr avait \Olé, à prop·H des grains, une pr,•mière applic,1tio11<111 maximum; et rlle se Mcitlera, sous le coup dès é,éneruent,, à all,·r plu, Ivin. 1'Jarq11oi insinuer qu'elle n'a rien rait pour le peuple el qu'elle subit l'innucncl' d'armateur:;, de monopoleurs, d'agioteurs assis parmi les députés·/ J~•, nrli,ans e,,1llés des Gra\illiers ,umraienl-ils ,!one, le jour où ils auraient an1t11i':1.1•ii-,olulion morale cl politique de la Couvenliun,à porter le destin d1• 1., 1lé,olulio11 menacée ·1El la Convention de petits bourgeois r6volulion11air<·s,jalouse cl inquisitoriale, qu"ils formeraient serait-elle de taille à rem- !•"' r l'autre? Oui, les contre-n!volutionnaircs ont le ùroil de se réjouir quallll Jacques Rou~ dénonce au p1•uple la n,;,olution cumme une grande foillilù cl comme uoc grauùe duperie qui ,n'a 1>rofllo qu'uux riches. Qu'il

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==