Jean Jaurès - La Convention

IITS1'0InE SOC:IALIS'n~ 1579 œuvrc-. Oonne;;-luila jouissance, donne;;-lui la culture d'un terrain propre à le nourrir: il sera content; voilà tout ce qu'il vous demande, voilà tout ce qu'il a le droit rtauemlrc de vous.» Le plan du Comito d'agriculture (!Uiabonde franchement dans le $Cils de la Révolut;on, qui ne cherche pas à déguiser sous une apparence de communisme une sorte dr fondation ohariluble pt'1·pôtuèe à travers les àgr, e' qui veut, par le I arlagr définitif des communaux. multiplier les propriétés indil'iduello,, est donc supérieur, mrlme au point dr vur sociali.le. Car le communisme agraire résulter,, ou de ln synthèse des propriétés indiliLiuelles pays~n11r, ,e coordonnant librem<'nlen de vastes e,ploilations coOp"rali,·es, ou de la su hstilution de syndicats a'-!ricoles prolt•tai r()S à la grande propriéto. ou de la constitution d"un donvine communal à explnilaUou scientifique el intensive. li ne se1a P'" l'e,Lcn,ion d'un vague 1lom1i11edi,puté par l'égoïsme roulinier des propriétaires in,lividuels ou concùclè l'ia;èrcment à titre d'aumône il des panne, maintenu 0sirn-dessou, du plein 1lroit de propriété. El il valait mieux, même pour le grantl communisme futur, ajouter à la force irnmédi ,te, à lïndépe,idance et à l'élan 1'1ivolutionnaire de la démocratie rurale el du prolétariat agricole q,ie maintenir comme une storile parodie, ou comme une dérisoire ébauche, un communisme inférieur et dé•gradé. C'est selon une idée tr,'s nette de démocratie que le projet du Comito d'agriculture r0partiss,it les biens nationau,. li ne rendait pas celte répartition obligatoire, il laissait à chaque commune le soin d'en déc idPr; cependant, comme le purtar:e a" lit les prêférences du Comité, il suffisait qu·un tiers lies habitants le demaud,U pour qu'il eOt lieu. Le Comito repoussait avec indignation la demande qui avait été faite par les riches d'opérer le partage au marc la livre de l'impôt foncier, c·est-àdire proportionnellement à la valeur de la pro pl'iét6 foncière de chaque bal.litant: « Loin de nous, l'idée de vouloir attaquer le droit sacré de propriété, ce droit que le contrat social doit garantir à l'homme civilisé; nous le respectons, mais nous n'eu ferons jamais le prétexte d'une inju,lice ! Serait-ce, je le demande, respecter la propriét6 que de dépouiller le pau1Te de la sienne, pour en re\'êtir l'homme opulent'/ Serait-ce la respecter que de faire, du bien de tous, la propriété exclusive Ile quelques-uns? « Tous les habitants d'une commune ont un droit égal aux biens communaux, tous doivent a1•oir un droit égal au pa,·tage. Les proprit!taires diraient· ils, pour fonder leur préte11lion, qu'aujourd'!tui ils eii avaie11tseuls lajo11issa11ce?Quoi! des abus devie11draie11dIes litres! el parce que le pat,vl'C aji,squ'ici été opprimé, il devrait co111i11uedre l'être! " De même il ne serait pas pleinement équitable de faire le partage égal par ménages : car le pauvre a plus d'enfants groupé~ autour de lui. • Au premier aperçll, ce moyen paraissait présenter moins 11:ioconvé-

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