Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCIALISTE Jeurs mains Je destin du jour qui se lève? Enflu, RoLespierrc senwil LiPn que la guerre, par le champ qu'elle ou-r,1il aux énergie,, par les fonction, cl les emplois qu'elle prodiguait aux audacieux, élail secrNe-nent ùé•irée par Lien des grou1iemenls ré1•olulionnaires, surloul par ces homm~s de coup do main, remuants el hardis, quelques-uns vorace~, par ces Cortlelicrs que Danton, dans la crise de 1702, avait jetés au mini.Lère de la guerre, qui iy c:lai,•nl alîermis sous Bouchotlo comme sous Pache et qui commençaient à jeter sur le monde un re3arJ de prosélylisme el de proie. Avec ceux-là, qui ,e couiraient de la théorie d'unil'er,elle lihertô humaine formulée par Anachar-is Clootz, Robespierre veut garder contact; par son projet il incline autant qu'il le peut vers sa gauche, dans la question de la propagande armée comme dans celle de la propriété. Et lui qui bientôt S•' retournera âprement contre Anacharsis Clootz, l'accusant de déchainer • l'incendie universel •• il emprunte, en avril 1703, les formules mêmes de l'orateur du genre humain. • Le Comité dP co11stil11tiona al,s0{11111ent oublié de rappeler {psdevoirs de fratemité qui 1mi••ent 1011• les ho111111rs et toutes lPsnations ri /ru,· droit à une 11111t11eUe as,i<tance. li pamil acoir i_1p1oréles ba,es de r.:1rmelll' ollill11cedes fJC11plescontre les tyrans. 011dil'llil que voire d,1claratiun a it,' faite pour tm troupeau de créatures parqué s11run coin du globe, et non pour fimmmse famille à lnquelle la 11at11rea donné la terre po11rdo111ni11eet pour si'Jour. • Je vous propose de combler celle grande lacune par les qu.1tre arti.-les ,uhants. Ils ne peuvent que rnus concilier l'estime de,; peuplés; il esl nai qu'ils peU1ent arnir l'inconYénient de l'Ousbrouiller ave,· les rob. J'avo11rq,1c cet inconvinirnt ne m'e/lraie pas; il n'e/fMiem pas ce11.r:qui ne t'eulent /l'I< se réconciliN' auc rur. • Y a-t-il là je ne sais quel sous-entendu à l'égard de Danton qui, au Comité de salut public, cherchait à dissoudre la coalition européenne et qui, voulant 111:gocier,ne le pomait qu'a1·ec les gouvernements, c·est-à-dire a\·ec les roi.·? :\lais comme celle phraséologie complaisante sur « le peuple • e,L loin de la ,e1ère beauté réaliste des discours de Robespierre en 1702 proclamant a\·ec courage que la plupart des peuples, mal préparés encore, seraient les complices de leurs tyrans 1 Robespierre, arrivé au gouvernement, retranchera, même al'ec Je couteau de la guillotine, toutes ces imprudences de propagande illimitée. :li ais en a Hil 1703, Il propose : c -Les hommes de tous les pays sont frères, les dilrérents peuples doivent sentr'aider selon leur pouvoir, comme les citoyens du même Etal. c - Celui qui opprime une nation se déclare l'ennemi de toutes. c - Ceux qui font la guerre à un peuple pour arrêter les progrès de la libertéel an6anlirles droits de l'homme dohent être poursuivis par tous non

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