Jean Jaurès - La Convention

IIISTOIRE SOCI \LISTE re,trème lentlance (-galilaire de Dillauil-Yar~nn.,,. )lais I.t m pd,,, s••·ail au,,i ~raye d~ ni·c:li.~er les premières manife,talion, sociali,tr, ùc la de:nocralic, l'l ;urloul la secrète el proloncle pou,-,•., ù'(•g,ditù qu,· le 111uu,<•:11t·ul réyolulionuaire propage dan, les e,p1ih ébrauli"•,-;, l\obespierrc était b,•aucoup moin, « a"rairicn • que 111· If' ,u~pn-1il Babeuf, mais il a1ait le souri d'inscrirt• dans la IJéd-iration clc, Vroil, 1111~ définition de la propriélo qui donn:ll quelques garanties au peur,le ,oulfranl cl qui p,-rmtl des développements sociau~ dan, le sen, de l'é~alité. :\lichelet, qui lire souvenl des c~ïnciclcnces de dates dfs elTeh lumi11un, parfois aussi de, lautabics el des 1,arado,es, nole que Robcsph•rr,• a funn:,lê ses priucipe, con,titulionncb le 2'i avril, le jour ,u,'me où .\1,nt, acquilt(, revi•nail lrioml'hanl il la Co1l\,,n iou. l\uhe,pi,•rrc, • jaunis,a:il 11"1'1\\"i••, dernnl la 1-opulnrité graudbsante de :,faral, avait c,sayé de lu!ter a,c.: hi par une ùélinitiou quasi socialisle de la I roµriélo. 1lichet,•l ouh\iP que llo1,,•,picrn• était dt•puis pl•hit•ur, semaines ù,•jit membre de la Cc,mmi,sion, chargte par les Jacobin, d'dudicr un 1,lan de Con,lilU ion 1111ipùl èlr!! opposé par la ~lonlagne au plan du comité girondin de la Convention. Il oahlic que Rob<·spicrre, s'il ne parle que le 2'1, arail ùenrnnùé la parnle le 2~. ayant Gue racquittemenl de )laral tùl proYoquè les Yivcs démon,tralion, populaires du 2,; et ce n'esl pa, hors ùe propos, comme le dit Michelet, que Robespierre a,ail demandé la parole, mais parce q11e, cc lurnli :/2 avril, le débal avait porté il la Convcnlio11 ~ur quelque,-1111- de, articles e,,entiel, de la Déclaiation de, Droit,. C'e,l rahai•st•r un J.eu étourdimcnl ce ~r.in<l homme que d'alrnser ainsi, pour lui p1·,'tcr des motif, rnr~q1Hn,, de combinai,ons d,• dates tout à fait factices. c·c,L ,c,posc1· aussi ù l'au»cr l"his'.oire. l\obrspicrre avail des rahons grans, ù l'lwurc où se p,,,ail le problème des sub,istances, el oü la Gironde semblait faire appel conlre le mouvement de la Révolution au, intérêts bourgeois, de chercher une lormule de la propriété qui laissât quelque jeu à l'action cl à l'e,p~rance du peuple. " J"ai demandé la parole dans la dernière séance (c·cst <bns l'avanlderni~re) pour proposer quelques arlicles additionnels importants qui tic'nneot il la Déclaration de,; Druils de l'homme el du ciloyen. Je vous proposerai d'abord quelques articles néces,"ires pour compléter \'ùtre théorie sur la propriéto : que ce mot n'alarme personne. Ames de boue, qui n',,;limez qur l'or, je ne w11x point toucher à vos trésors, quelque impure qu'en ,oil la source. Vous dé,ei savoir que celle loi agraire, ùont vous a,rt tant parll', n'e,L qu'un fantôme créé par les fripons pour épouvanter 1,,, imbéciles. Il ne l'ullalt pas urie réYoluLion sans doute pour apprendre ù l'univers que l'extrême disproportion des fortunes est la source de bien des mau\ el de Ilien des crimet, mais nous n'en sommes pas moins convaincu~ •rue l'rg.1lilo del biens est une chimère. Pour m~i, je la crois moins nécc,,airc encore all

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