IIISTUII\E SOCIALCSTI~ proposition : n"était-elle point cependant, si on la prenait à la rigueur, subversive des propriétés? Mais la Uévolution ne 1>~u1·aiet ntrer en lutte contre le people : elle ne pouvait, plus précisément, entrer en lulte conlre le, prolétaires. Or, ceux-ci n'ayant pas de propriété,, et intéres,és à limiter tout au moins les droit5 de la propriété, étaient sans ce•se eng,gés sur àe, chemins, directs ou tournants, qui men1ient à la loi agraire. 11 force révolutionnaire croissante du peuple et du prolétariat récluisait à l"èlat ùe IPltr~ morlr, ou à peu près, les décrets qui menaçaienl des tendance.; populaire,. Eût-il été pos- ~ihle, d'ailleurs, à la Convention de réprimer, de détruire tous Je, écrits parus avant elle et où la loi agraire el le communisme se dessinaient di·jà? Lui élJil·il facile de faire tomber la magnifique effervescence dï,lées soulnée depuis un demi-siècle par le !'eu de la philosophie et de la Rél"oluHon eliern~me? Le lh re de Doi,sel, sur Le Cat1'chisme da qenre /11111,ain, a, ail un rnccès granrlissant. is l;t~. comme je rai dit, en lîb'\J, réédité la môme année sans changement, il aYail eu une noul"Clle édition « rel"Ue, corrigée et augmentée • en 1;01. • Le Catéchisme du genre lwmaill, dértoncé par le ci-de- ,anl é•·êque de Clermont, à la séance du 5 no,·embre 1î80, de l"Asseruiiléc nationale, etc. • C'est de celle édition connue comme la deuxième, que Lanjuinais con,tate, en 1;93, la vo 0 ue croissante. Je sais bien que c'est dans une diatribe forcenée écrite par Lanjuinais proscrit dans le grenier de sa maison de Rennes, diatribe dont la proscription mème n·excu,e pas IJ r,o. lence peu intelligente : « On sait que les meneurs du club des Jncobin, en ont succe'3irem~nt chas;é les républicains les plus purs et les plus éclairés; mais le , ide est rempli par une foule de prédicateur, de meurlre et cl'anarchie, de septcmlJriseurs obscurs ou fameux, par des Allemands, des Anglais, des Italien,, de, gladiateurs, grand:; ouvriers en politique el stipendiés, chaqtte jour ou chaque semaine, pour fraterniser, anarchiser, maraûser, déraisonner, déclamer, applaudir, huer, insulter, menacer, chanter, crier, tempèter dans les clubs, dans le, groupes, dans les sections, dans les tribunes et aux aYenues de la Convention. Au., tribunes du grand club assistent, d"ailleurs assez régulièrement, deux ou trois milliers de curieux, d'illuminés toujours ivres de rureut à force de voir, d"entendre les sabbats, et d'y jouer leurs ~etits personnages. Parmi les hommes, vous trouverez les soi-disant défenseurs de la R-'p11bliq11e, et, 1,our parler ,ans figure, les assassins du mois de septembre, les g,trdes ùu corps de Uobespierre, toujours prêts, pourvu qu ·on les paie bien, à co1umeltre des meurtres et des violences. Entre les femmes, on distingue le; dérnles ùe Robespierre et de Marat, des restes de débauches, enfin ce troupeau de mégères salariées, d'amazones révolutionnaires qu'on a vues s'armer de poi• gnards, de sabres, de pistolets, s'enrégimenler, courir les rues, s"insurger eonlre les dépntés du peuple et faire la police à leur manière, autour. de la
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