Jean Jaurès - La Convention

HISTOIRE SOCI \LISTE el qui con,i,Lenl à assurer à tous les individus preml~remenl h ~uh-istance, en second lieu, unr éducation égale: tout cela J)ICJ'Itl'11n point comm1111,ri va e,1core abouti!' à w1 m,:me celllre. • El ce centre est toujours le hul unique où tenrlronl toute, lrs conslilutions de la terri•, lor-;qu'elles YOnt en se perfeclionn,nt. Vou, a1·ci bran abattre tous les sceptres des rois, vous con,liluer en répnhliqnr, proférer continuellement le mol sainld'é(lalité, vous ne pour-uivez j tmais qu'un vain fantôme el vous n'arrhez à rien. • Je vous le dis tout haut à vous, mon frère, ETCEse srn< rA~ e,coRr. s1 TOTous i'osERAI LE DIRE BAS A o'AuTRcs: celle loi a(ltair~, celt,, loi que redoutent et que sentent bien venir les riches, el à laquelle ne pen-rnl nullement encore le vand nombre des malheurem, c'est-à-dire les quarante-neuf cinquantièmes du genre humain, qui cependa,lL ,i elle n'arrive point mourrunl en totalité dans deu, générations loul au plu, ... celte H que vous mu- rJppelez ilien qu'étant entre nous dcu, nous avons ,·u )lably rappe!Pr par ,,,, ,œu, ardents; celle loi qui ne reparall jamais sur l'horizon cles ,iècle- que dans des circonstances comme celles où nous nous trouvons, c'esl-à-rlirc qnanrl les ellrêmc~ se lonchcol aLsolument, quand les propriétés foncièrr,, ,eules vraies riche~ses, ne sont plus que dans quelques mains el que l'impo,sihilité unh·erselle de pou mir assouvir la lerriille faim détermine le plus "rand nombre à reyendiquer le grand domaine du momie où le Créateur a voulu que cha~u,, être possédât le rayon de circonférence néce-saire pour produire sa suiJ,i,- taoce : CETTK LOI,dis-je, EST LECOROLLAIRE oe TOlTESLESLOIS.c·est 1/lque ,e repose toujours un peuple lorsqu'il est parvenu à améliorer sa condition ~ou, tous les autres rapports ... • Yous reconnaissez sms doute comme moi cetlo grande vérill' que la J)erfcclion en législation tend au rétablis-emenl de cette égalité primitive que vous a,·ez si ilien chanlé-0 dans vos poèmes patriotiques, et cu,111,ze11<oi, t·om ,ente; sans doute encore que nous marchons à (!rands vas vus cel/1' (ll'allllr 1'évo/11tion. • ... Oui, vous êtes peul-Nre réservé, el peut-être l'étions-nous tous deu, pour ~enlir les premiers el pour faire sentir aux autres le grand my<tère, le secret qui doit briser les chaines humaines. Si cela est, que Je vous vois grand entre les législateurs t • M.ais, cumment conçois-je qu'avec Loule la force dont vous <'les armé, Il 'YOUB sera 1,0,,lble de diriger les premiers mouvements pour accélt'rcr une aussi belle victoire? Sera-ce ouvertement el par un manifeste précis qu'il faudra que s'annonce le sauveur d" monde? Non, sans doute, el l"on ne serait pas bien reçu, Je pense, à proposer tout crllmenl (ces idées ?f à notre malheureuse assemblée. La vertu se verra donc, pour comballre la corruption, forcée de se senir des armes généralem•nl tnlroduiles par celle-ci. Il •ndra qu'elle oppose polltlque à polilique. Jl faudra que l~s rli<JJ05iliuns

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