Jean Jaurès - La Convention

!526 IIISTOl!lE SOCI.\LIST!s traits par la ,rience au morcellement el à l'anarchie, rnustrails par la justice au privilrge. Cloolz se borne à prérnir que la conclilion de tons les hommes sera améliorée et que lïnégalilé sociale sera allénnée par l'organisation de l'unité humaine. Dans une société unique définitivement déharrass('e de la guerre, ile la ca•te militaire, de la ca,te ,accrdotale, du régime des emprunts qui en<:rais,c le, O,nnci 'r,, de la concurrence économique de nation il nation <1ui pro,oque les dés,,str,'s, et du filrhcu~ appareil gouvernemental. monarchi ;11r, th{ocratiqur, di; 1omaliqnc, l1_ 1s chargessociales~cronl réduites au mi11i111nn1, el un tra,ail constanl, ri·gulicr, partout ré,,auùu en 011ùcs égales cl douces sulnncrgcra peu à peu Loule misère. « JI ne sera plus question de l'approvisionnement des a0 mées, de la friponnerie des fournisseurs, de lïmpt.rilie et de la trahison Iles généraux, du gaspillage el rlu rencl1,•ri~'emenl ,:es comeslililes. Il n'y aw·a plus ni delle, 1:i rem/Joursnncnl. Le;: inl<'rmil'cncrs de l'imp' rlalion el de l'exporlalion n'exciteront I lus d'émeute; da s !es ville• p ,ra!y,,·e• par la guerre el par les lùi; pn,hi!.Jil;H'•· La sl,1cnatio.1 suuilc ùu travail ,:a fii,;erail le peuple nulle part, rnns les intrigues cl le, inju,liccs de< puissan~es étrangères. I,n comnlf'rce d'un pays ne tendra plus à la ruine d'un autre pa)·s, la balance du commerce ne sera plus mesurée sur la balance politique. Toutes les b1rrières tomberont, toutes le, rivalités locales agiront au profil df la samculollerie universelle, de la ration unique, indh·isible. li ne Mpenùra pas d'un indi\iùu ou d'une corporation oulre-mer, outre-Rhin, de chagriner nos artisans, nos meilleurs amis. nos parents les plus 1•rochfs, dont le nomh1·c, le Lrarnil cl les vertus sont é,;ale.nenl intéressants pour la nation entière. « Le mal physique n·d1nt plus aggravé par le mal moral, on ~upportera p1liemment l'i11clémence des ,aisons et tous les ma,a natt1rc!s. Cha11ue arlminbtralion municipale 1i'ayal't plus d'inqui, ludc sur le sort ,!es ouniers valides ou infirme~. ,ur la rrntrée de co11lrihulions i11finimcnl !,•gères, sur l.' p1,sage (les troupe~ armées, ,ur lï1wasion des troupes ennemies, sm la fuillitr du négoce el lïnterrnplion de tous les approvbionncme111s, le moudc enlier formant u11e seule famille, les prirnliuns Il,• la libelle cl les e,cès de la nu11-,a!f'ur, le n,n r-t Ir renu\ 'l'u11e popuhlir,u la11lûl entassée, tantôt clairse111~e,111l•roul,Jeronljarnai,; aucun ,!i,tri ·t ou ca1ton . . \'011s (H'OM b1•a11ro11µ dr pm11·1·r•p,,rrcr qur 110mavons bNlllcr>!fp de barrii-res et de wldals. llne livre de pain ou de I ianùe con,om née dans un camp suppose la perle de dix livres ùe pain 011 de , iandc. l:.a JH!Î.J: perpétuelle mai11tie11dra un 11icea11perpétuel entre la conso111mr11ionet le comommrite11r, ent•'<' l'ou~rfl'JC et les ouvriers ... Il n'y aura pa, de ronctionnaire moins alfairé que le ministre de l'intérieur. Les biens 1wtio11t111x. seront ve11d11s el cllacwi administrera son propre bien. Nous pourrons supprimer la pluparl des comit6s el renvoyer tous le, ministre,. Notre or91111i.'l-ltlion per/t!elionnù fl41' faction

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