1;-;1·, UISTOII\E SOCIALISTE Adam Smith, Diflerol el Humboldt, Helvétius el Spin osa semblent contribuer, el a,ec d't-tonnanles ressources de lancmge : • L'individu ne saurait être libre Loul seul; un petit nombre d'individus ne sauraient rester libres longtemps. Nous ne sommes pas libres si des barrières étrangères nous arrôlenl (1 dix ou vingt lieues de nolre manoi,·, si notre ,ùr 0 lé esl compromise par des inva,ions, si notre repos esl troublé, noln: revenu grevé par cles forces militaires, si notre commerce esl interrompu par des hostilités, si notre industrie est renfPrmée dans le cercle élroil de tel ou tel pays. Nous ne somme, pas lihrt>, ,i un seul obstacle moral arrêle notre marche physique sur un seul poinl du globe. Le, Droits de l'Homm·' s'étendent sur la totalité des hommP,. Une corporalion qui se dit souveraine blesse grièvement l'humanité, elle esl en pleine rérnlle contre le boo sens el le bonheur; die coupe les canaux de la prospérité universelle; sa Constitulion manquant par la base sera contradiclofre, journalière el chancelante. De ces données incontestables r(•51Jltenécessairement la souveraineté solidaire, inrlivisible, du genre humain; car nous voulons la liberté plénière, intacte, irrésisLiblr, nous ne mulons pas d'autre mall!·e que l'expression de la volonté _géné• raie, alJ~olue, suprême. Or, si je rencontre sur la terre une volonl,\ particu lièrequi crobe l'instinct uni\'Crsel,je m'y oppose; celle résistance esl un étal de guerre el de servitude dont le genre humain, l'èlre suprême, fera justice lôl ou lard. « Les attributs d'nne divinité fantastique appartiennent réellement à la ùivinilé politique. J'ai dil, el je le répète, qur le genre humain esl Dieu el que les aristocrates sont des alhêes. C'est le genre humain régénéré que j'aYais en vue, lorsque j'ai parlé du Peuple-Dieu dont la France esl le berceau el le point de ralliement. La souveraineté réside essentiellement clans le genre humain entier; elle est une, indivisible, imprescriptible, immuable, inaliénable, impérissable, illimitée, absolue, sans borne el toute pui•sante; par conséquent deux peuples ne sauraient êlre rnuverains, car en se réunissant, il ne resle plus qu'un seul souverain indivisible; donc, aucune rcunion partielle, nul individu ne peul s'attribuer la souveraineté ... « Règle généra le, partout où vous trouverez des lois qui blessent les Droits dP CEJomme, des lois accide1,lelles qui contrarient les lois éternelles, partout où ,•ous verrez les ports el les hâvres fermés à notre commerce, ainsi que les chemins el les canaux prohibes, lullez con Ire l'erreur si c'est un pays libre, contre le tyran si c'est un pays despotique, contre les aristocrates si c·esl un pays oligarchique ... Une portion du genre humain ne saurait s'isoler sans être rebelle el le privilège dont elle se largue est un crime clelèse-démocratie ••• Une fraction de la grande famille ne saurait s'emparer de la faculté souveraine, de la fàcullé de vouloir absolument, irrésistiblement, sans on démenti ~orme! au genre humain. La soul'eraineté d'une république de Raguse esL aussi dérisoire que celle d'un roi Louis-capet. Deux;hommes ou deWtpenples
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